Michelle Yu (droite) et Kaileigh Tooke (extrême droite) expliquent comment mener les observations.
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Une invitation à observer les papillons d’ici pour la science

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La Coalition communautaire papillons du Sud-Ouest est un événement de science participative qui a pour but d’aider la Ville de Montréal à prendre des décisions fondées sur la science concernant le verdissement. Les participants et participantes sont invités à trouver des papillons et des chenilles dans le Corridor écologique du Grand Sud-Ouest, avec l’aide de scientifiques de l’Université Concordia.

« Le but est de monitorer la biodiversité dans les parcs. Nous voulons impliquer le public, parce que ces parcs sont utilisés par le public », explique Nicole Yu, étudiante à la maîtrise au Ziter Urban Landscape Ecology Lab qui fait une thèse sur la biodiversité des insectes dans le corridor écologique.

Créé à LaSalle et dans Le Sud-Ouest dans le cadre du budget participatif 2021 de Montréal, le corridor écologique du Grand Sud-Ouest permet maintenant des connexions entre d’importants noyaux de biodiversité par la mise en valeur de ruelles vertes et l’implantation d’îlots de plantation d’arbres, d’arbustes et de jardins pollinisateurs.

Comme les papillons sont très difficiles pour leur nourriture, selon Mme Yu, ils ont tendance à manger toujours la même chose. Elle veut donc vérifier si les parcelles de terrain du corridor écologique sont utilisées par ces insectes pour manger, mais également pour pondre.

« Nous comparons les différents aménagements pour savoir si leurs différents designs ont un impact sur les papillons et les chenilles. Est-ce que les petits abritent plus de papillons que les grands? Cela permettra de mieux choisir les projets de verdissement dans le futur, mais aussi de connecter les gens à la nature », ajoute sa collègue Kayleigh Tooke, étudiante au baccaulauréat au Ziter Urban Landscape Ecology Lab et qui gère l’activité de science participative.

Selon cette dernière, les gens qui participent vont davantage vouloir prendre soin de l’environnement et de l’écosystème qui les entoure.

Le 19 août, à inscrire dans son calendrier pour participer au comptage des chenilles et papillons

Les personnes intéressées doivent tout d’abord s’inscrire en ligne. Le 19 août, elles doivent se rendre au chalet du parc de la Vérendrye pour une courte formation (en anglais, mais de la traduction est offerte). Les participantes et participants seront ensuite séparés en groupe. Le matin est réservé à l’observation de chenilles, tandis que l’après-midi est consacré aux papillons. 

Les emplacements de recherche auront déjà été définis par les responsables de l’opération de dénombrement. Les gens devront ensuite noter la présence des insectes, mais aussi les traces de leur passage en observant les morsures sur les feuilles, les œufs et les excréments, par exemple.

Tout l’équipement d’observation est fourni, mais les participantes et participants sont invités à apporter une bouteille d’eau réutilisable, un chapeau ou une casquette et de la crème solaire. Il est aussi recommandé d’avoir des vêtements longs et des souliers fermés.

Il est possible de participer le matin ou l’après-midi seulement ou encore toute la journée. Auquel cas, le dîner est fourni.

Premières observations sur le terrain

Mme Yu remarque que les parcelles de terre n’étaient pas en très bonnes conditions en mai et que peu de gens connaissent l’existence du Corridor écologique du Grand Sud-Ouest.

Lors de la séance d’observation du 29 juillet, seulement 7 espèces différentes de papillons, sur les 30 qui devraient normalement vivre dans l’arrondissement Le Sud-Ouest ont pu être observées.

La spécialiste espère que l’Arrondissement poursuivra les observations au cours des prochaines années. Pour l’instant, les données n’ont pas encore été analysées, alors il est trop tôt pour avoir un constat clair.

Mme Tooke ajoute que les participants et participantes des deux premiers évènements semblent avoir particulièrement aimé leur expérience, certains allant même jusqu’à la qualifier de « méditative ».

Une application mobile

Pour ceux qui ne peuvent se présenter le 19 août, il est toujours possible de contribuer à l’étude en téléchargeant l’application mobile iNaturalist. En tout temps, elle permet de télécharger des photos et de noter ses observations. Ces données seront, par la suite, utilisées par Nicole Yu et Kayleigh Tooke.

La photo en haut de cet article a été prise par Carl Sincennes au début du mois d’août lors d’une journée d’observations avec des étudiants et des étudiantes de l’Université Concordia.


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Carl Sincennes, Initiative de journalisme local
En tant que journaliste, Carl couvre les affaires municipales et civiques pour Nouvelles d’Ici dans le cadre de l’Initiative de journalisme local. Il couvre l'actualité du sud-ouest de Montréal depuis 2019. Après avoir fait ses classes dans plusieurs stations régionales de Radio-Canada au pays, il a été journaliste pour le Messager LaSalle (devenu Métro LaSalle, durant son passage) et la radio CKVL, avant de rejoindre Nouvelles d’Ici. Carl a un baccalauréat en journalisme de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Intégrer l’équipe de Nouvelles d’Ici était donc pour lui la suite naturelle des choses.