Friperie Notre-Dame à Lachine
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À Lachine, la Friperie Notre-Dame veut changer le monde un vêtement à la fois

La rentrée des classes ne signifie plus forcément une visite obligée au centre commercial près de chez vous pour renouveler votre garde-robe. Avec l’inflation, un tour à la friperie vaut de plus en plus le détour.

La Friperie Notre-Dame à Lachine connaît un vif succès depuis son ouverture en 2020. Chloé Boudreau et Andy Harriott, un couple dans la vie, ont choisi de se lancer en affaires sans renier leurs valeurs.

Une petite friperie aux grandes valeurs 

Les deux partenaires souhaitent faire leur part pour changer l’industrie du vêtement. C’est à son arrivée au Québec qu’Andy Harriott, britannique d’origine, a vécu un choc.« Il y avait beaucoup, mais beaucoup de choses par terre sur le trottoir, des vêtements, des meubles, du linge, des choses que les gens laissaient sur le bord de la rue » se souvient-il encore aujourd’hui. « Ça m’a tellement choqué car ça n’existe pas en Angleterre » ajoute M. Harriott.

Avec sa compagne originaire de Lachine, Chloé Boudreau, ils ont donc décidé de ramasser tout ce dont les gens se débarrassaient, vêtements ou objets, pour les revendre. Ayant eu vent de leur mission, plusieurs résidents et résidentes de Lachine leur ont proposé, assez vite, des dons de vêtements et de biens. Au bout de seulement quelques mois, le couple a collecté assez de dons et de vêtements pour ouvrir, dans un premier local à Lachine, la friperie Notre-Dame, destinée à donner une seconde vie à tous ces objets.

De déménagement en déménagement, le couple n’a cessé d’agrandir son commerce avec l’aide de la communauté. C’est la taille grandissante de la collection de vêtements qui l’a poussé à changer de local deux fois depuis l’ouverture. Auparavant située à l’adresse voisine, la friperie se trouve maintenant au 950 de la rue Notre-Dame. Mais, Mme Boudreau pense que ce ne sera certainement pas leur dernier déménagement.

Amoureux du métier, Chloé Boudreau et Andy Harriott tiennent à leurs valeurs. Ils veulent aussi contribuer à changer le monde des friperies montréalaises. Le couple dénonce ainsi la hausse des prix dans les magasins de seconde main. Avec la popularité du « thrifting », les friperies ont eu tendance à augmenter le prix de leurs articles face à la forte demande. 

À la friperie Notre-Dame, garder des prix abordables est important. Le couple utilise ainsi une technique de roulement de la marchandise en conservant les différentes pièces pendant un maximum de 6 semaines. Les invendus sont ensuite envoyés dans des organismes locaux ou d’autres friperies locales afin qu’ils soient utilisés par les gens d’ici. Une pratique qui favorise le recyclage local plutôt que d’envoyer la marchandise dans d’autres pays, comme le font de nombreuses friperies à Montréal.

Un pas à la fois

La pandémie n’a pas empêché ce commerce local de se développer. Ayant débuté ses opérations en mai 2020, la friperie Notre-Dame a pu grandir avec la levée des restrictions gouvernementales. 

« Les gens ont vraiment apprécié qu’on soit là, les familles n’avaient pas beaucoup de sous, étaient restreintes dans leur magasinage et n’étaient pas capables de travailler, les enfants avaient tout de même besoin de s’habiller. » raconte Mme Boudreau.

Pour élargir la visibilité du commerce et sensibiliser une plus grande audience à sa mission, le couple a utilisé la plateforme TikTok. Avec plus de 300 000 vues pour l’une des leurs vidéos, la friperie Notre-Dame a été propulsée sur les réseaux sociaux et a reçu de nombreux commentaires positifs. Aujourd’hui, Chloé Boudreau et Andy Harriott espèrent encourager et influencer le plus de gens possible à adopter une consommation plus écoresponsable.

Un vêtement à la fois, la friperie Notre-Dame de Lachine veut faire la différence.

Où se trouve la Friperie Notre-Dame à Lachine ?

Ariane Morneau

Ariane Morneau
Collaboration spéciale

Étudiante en journalisme au Cégep André-Laurendeau, Ariane aime écrire et décrire ce qui l’entoure depuis toujours. Elle rêve de pouvoir voyager à l’international pour exercer son métier.

Loïc Orvoine

Loïc Orvoine
Collaboration spéciale

Résident de Verdun, Loïc étudie en journalisme au Cégep André Laurendeau à LaSalle depuis septembre 2021.

Jason Pouliot

Jason Pouliot
Collaboration spéciale

Étudiant en journalisme au Cégep André-Laurendeau à LaSalle, Jason est passionné de médias et de communication.

Karine Joly a collaboré à la rédaction de la version finale de cet article. La photo en haut de cet article est une composition d’un cliché de Chloé Boudreau et Andy Harriott et des photos à l’intérieur prises par Karine Joly.

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Le département de communication du Cégep André-Laurendeau propose un profil Journalisme multimédia et un profil Cinéma dans le cadre du programme Arts, lettres et communication. Les jeunes y vivent une expérience citoyenne, humaine et créative. C’est une occasion de s’initier à la création médiatique, de s’ouvrir sur le monde, d’appartenir à une communauté et de se préparer pour l’université. La possibilité de publier leurs textes sur Nouvelles d’Ici est une occasion de mieux comprendre les enjeux du monde et des médias.