Qu’on le longe à pied ou à vélo, le canal de Lachine est incontournable dans le sud-ouest de Montréal. La navigation y est possible avec plusieurs types d’embarcation, mais qu’en est-il de la baignade ?
Lieu historique qualifié de « joyau emblématique du Sud-Ouest » par Parcs Canada, le canal de Lachine dispose d’une voie navigable de 13,5 kilomètres entre le lac Saint-Louis à Lachine et le Vieux-Port à Montréal. Ses berges aménagées accueillent une piste cyclable et piétonne ainsi que des espaces verts.
Idéal pour les activités nautiques
Depuis 2022, le canal de Lachine est réhabilité pour les activités nautiques. En plus de la navigation fluviale, il est possible de pratiquer divers sports tels que le canot, le kayak, la planche à pagaie, le rabaska ou encore le bateau dragon, un sport d’origine chinoise de plus en plus populaire au Québec.
Parcs Canada et plusieurs entreprises locales permettent de s’initier et de pratiquer ces sports en proposant la location et des activités.
Utiliser sa propre embarcation gratuitement sur le canal de Lachine jusqu’au 2 septembre
Si l’on possède déjà son kayak, son canot ou sa planche à pagaie, il est également possible de l’utiliser sur le canal de la mi-mai à la mi-octobre. Il est toutefois nécessaire de détenir un permis saisonnier et un permis d’éclusage, pour traverser les écluses.
Avec le laissez-passer Un Canada fort, le gouvernement du Canada offre l’éclusage et la navigation non motorisée sur le lieu historique national du canal de Lachine jusqu’au 2 septembre 2025. En dehors de ces dates, il faudra se procurer les permis requis.
L’embarcation doit être conforme aux exigences de Transport Canada et il faut être en possession de tout l’équipement de sécurité obligatoire dont le gilet de flottaison.
La mise à l’eau doit se faire sur les quais publics installés le long du canal, incluant les quais en amont et en aval des écluses. Le surf, la planche à voile ou la plongée sont interdits dans le canal.
Et la baignade ?
« La fonction primaire du canal de Lachine est incompatible avec la baignade », a répondu l’agente de communications et de relations publiques de Parcs Canada Audrey Godin-Champagne par courriel à Nouvelles d’ici. « Il sert d’abord et avant tout de voie de transit pour les embarcations qui le traversent quotidiennement », a-t-elle ajouté.
La configuration de ce lieu historique national n’est pas selon elle adaptée à la baignade à cause des « risques de blessures graves ou de noyades causées par des courants, des contacts avec des structures submergées, des entrées et sorties d’eau difficiles ou la collision avec des bateaux sont élevés. »
Tout comme celle du fleuve Saint-Laurent, la qualité de l’eau du canal de Lachine peut être altérée après une grosse pluie. « Un rejet d’eaux mixtes provenant du déversoir Rockfield de la Ville de Montréal peut survenir », a poursuivi Mme Godin-Champagne.
Selon cette dernière, dans un tel cas, la Ville de Montréal informe automatiquement Parcs Canada par courriel qui interdit alors, par mesure de précaution, les activités nautiques impliquant un contact de second degré avec l’eau (le canot, le kayak, le pédalo et la planche à pagaie) pour une période de 72 heures. Pour savoir si une interdiction est en vigueur, il est possible de consulter cette page facebook.
La photo de couverture a été prise le long du canal de Lachine le 31 juillet par Anaïs Amoros.
Dernières nouvelles d’ici
- L’OM au parc West-Vancouver de L’Île-des-Sœurs : un concert de proximité
- Verdun sonde la population pour changer son identité visuelle
- Expédition Saint-Laurent a lancé sa tournée 2026 à LaSalle avec une quarantaine de citoyens
L’information locale, c’est important pour vous ?
Saviez-vous que vous pouvez vous impliquer dans ce journal numérique 100% local, à but non lucratif et indépendant qui a rejoint 220 801 lectrices et lecteurs en 2025.
Rejoignez notre équipe pour couvrir l’actualité locale de LaSalle, Lachine, Verdun et du Sud-Ouest ou si vous avez une entreprise, un commerce ou un organisme, devenez un Partenaire d’Ici pour vous faire connaître des milliers de personnes qui nous lisent chaque semaine tout en aidant à assurer la viabilité de notre journal à but non lucratif.



