Visite virtuelle de l’exposition Paris au temps du postimpressionnisme : Signac et les Indépendants, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) en 2020
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Passez 2021 en beauté avec Riopelle, Signac et votre souris jusqu’à nouvel ordre!

Article mis à jour le 3 mars pour indiquer le prolongement des visites virtuelles gratuites jusqu’à nouvel ordre en échange de votre nom complet et courriel (formulaire).

Quitte à devoir passer beaucoup de temps à la maison, pourquoi ne pas commencer 2021 en beauté, au propre comme au figuré, avec les autres membres de votre bulle familiale ?

Si votre confinement s’apparente à une succession de journées toute aussi plates les unes que les autres, voici une invitation à prendre une heure, deux ou même une soirée après le couvre-feu, seul ou en famille, pour une petite incursion au pays de la beauté.

Rien ne vaut une bonne dose de beau, de couleurs et de lumière quand on a mal à l’âme (ou à la tête) !

Ce cadeau, c’est le Musée des beaux-arts de Montréal  (MBAM) qui a décidé de nous le faire cette année avec quatre visites virtuelles interactives, incluant sa toute nouvelle exposition Riopelle, la grande expo de l’été dernier sur le postimpressionnisme ainsi que deux autres actuellement à l’affiche.

Une visite libre sur tous les plans depuis LaSalle, Lachine, Verdun ou le Sud-Ouest !

Entièrement gratuites (en échange de vos coordonnées), à la demande et ne nécessitant aucune réservation, les visites virtuelles interactives du MBAM sont une petite merveille de technologie. Elles vous plongeront dans un bain de beauté, de calme et de liberté. Virtuelles, mais étrangement vivifiantes, ces visites sont une belle invitation à la libre déambulation méditative à travers des galeries entièrement désertes mais ornées de toiles, de lithographies, d’affiches ou même de masques (et ceux-là pas de procédure !).

Jean Paul Riopelle (1923-2002), Point de rencontre – Quintette (polyptyque), 1963, huile sur toile, 428 x 564 cm (5 panneaux). Paris, Centre national des arts plastiques. © Succession Jean Paul Riopelle / SOCAN (2020). Photo MBAM, Jean-François Brière
Jean Paul Riopelle (1923-2002), Point de rencontre – Quintette (polyptyque), 1963. Paris, Centre national des arts plastiques. © Succession Jean Paul Riopelle / SOCAN (2020). Crédit photo MBAM, Jean-François Brière

Sans parcours imposé ni contrainte de temps, vous pouvez débuter votre visite où vous le souhaitez. Une visite qui vous permettra de bondir de toile en toile à toute vitesse ou tout doucement. Il suffit simplement de cliquer sur chaque cercle blanc au sol marquant le meilleur point d’observation de chaque oeuvre. Volant ainsi d’une peinture à l’autre en une course folle ou une balade d’escargot dans un musée entièrement vide, vous n’aurez pas à vous soucier de respecter les fameux deux mètres de distance ou de croiser un gardien tatillon prêt à vous réprimander ou vous hâter.

Grâce à l’interface Matterport de Gaspésie Virtuelle puisant dans la grammaire des déplacements des jeux vidéo, mais aussi des captations photos 360 d’une qualité exceptionnelle, chaque visite virtuelle vous offrira une expérience visuelle sublimée.

Une expérience différente, mais pas de seconde catégorie

En vous laissant observer les toiles sous tous les angles d’un simple coup de souris ou vous en approcher au point d’y coller virtuellement votre nez pour en percevoir le détail des coups de pinceaux, cette invitation virtuelle n’est pas qu’une version de remplacement.

C’est plutôt une façon différente et unique de partir à la rencontre de ces œuvres.

Les plus jeunes avec leur familiarité avec les jeux en ligne adoreront la liberté de mouvement dans cette réplique virtuelle du lieu réglementé et parfois intimidant que peut être, à leur âge, un musée consacré à l’Art comme le MBAM.

Paul Signac (1863-1935), Juan-les-Pins. Soir (première version), 1914, huile sur toile. Collection particulière. Photo Maurice Aeschimann, Genève
Paul Signac (1863-1935), Juan-les-Pins. Soir (première version), 1914, huile sur toile. Collection particulière. Crédit photo : Maurice Aeschimann, Genève

Pour l’amateur d’art et de son histoire, une visite commentée est également proposée à la demande. Elle se fait à travers une série de vidéos pour l’exposition Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones et un circuit audio pour Paris au temps du postimpressionnisme : Signac et les Indépendants. L’occasion d’apprendre notamment que les postimpressionnistes français comme Signac, Pissarro et Luce voyaient dans la technique divisionniste, cette juxtaposition de couleurs par petites touches pour les faire ressortir encore plus, la métaphore d’une société utopique.

Comme l’accès est gratuit et illimité jusqu’au 24 janvier, vous pouvez prévoir plusieurs visites pour un plongeon quotidien dans la lumière de Juan-les-pins, St Tropez ou Venise ou bien une incursion dans le Grand Nord et les couleurs de Riopelle.

Pour vraiment en profiter, choisissez le plus grand écran de la maison, en connectant si possible votre ordinateur à votre téléviseur. Cela vous changera des marathons de mauvaises séries Netflix.

Notez que pour pouvoir accéder aux visites virtuelles gratuitement, il faut désormais remplir un formulaire (nom complet et courriel).

Crédit de la photo en haut de cet article : Visite virtuelle de l’exposition Paris au temps du postimpressionnisme : Signac et les Indépendants, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal en 2020

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Karine Joly
Résidant dans le Bronx à LaSalle depuis 2004, Karine y a fondé sa famille et son centre de formation en ligne pour les professionnels du digital dans les universités. Journaliste locale en presse écrite et radio au début de sa carrière en France, elle a aussi été la rédactrice en chef de la section "Cities & Towns" d'une grande dot com américaine à New York. Juste avant la pandémie, elle a proposé au comité Catalyseur du Bronx de créer le Bulletin du Bronx -- ce qui lui a donné l'envie de lancer Nouvelles d'Ici.