Murale du Centre Hortense-Duclos inaugurée (24 septembre).
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Une toute nouvelle murale au Centre Hortense-Duclos dans Le Sud-Ouest

Situé au 5599, rue Laurendeau, le Centre Hortense-Duclos arbore dorénavant une toute nouvelle murale, inaugurée le 24 septembre et réalisée par les artistes locaux Julien Boisseau et Catherine Ouellette-Cummings, en collaboration avec des dizaines de citoyennes et citoyens du Sud-Ouest.

Des ateliers de collage dans la résidence pour personnes aînées La Porte de l’amitié et à la Maison de la culture Marie-Uguay organisés par Concertation Ville-Émard/Côte-Saint-Paul (CVECSP) ont mené à la création de 36 autoportraits. Ces derniers ont servi d’inspiration pour la création d’une maquette dévoilée le 25 juillet dernier qui a été exposée à ces deux endroits. M. Boisseau et Mme Ouellette-Cummings – un duo plus connu sous le nom de L’abricot – ont ensuite reproduit cette maquette à la peinture sur la façade du Centre Hortense-Duclos.

À la Maison de la culture Marie-Uguay, des citoyennes et citoyens créent des autoportraits sous forme de collage reproduits sur la murale. – Crédit photo : Théo Bou Eid

Au cours de l’exposition de la maquette, le public était appelé à trouver un nom pour cette œuvre participative. « Les amis du coin », « Ensemble, on va plus loin », « Unissons-nous » et « Il est là, tout ce monde qui avait quelque chose à raconter » faisaient partie des suggestions. Cependant, « Ce monde, c’est nous », proposé par la résidente de La Porte de l’amitié Hélène Le Gal, a été retenu.

En entrevue avec Nouvelles d’Ici, Mme Le Gal explique son raisonnement derrière le choix de ce nom pour la murale. Elle souligne que le projet a rassemblé de nombreux acteurs et actrices des milieux politique, citoyen et communautaire. « Quand les gens se mettent ensemble, ils génèrent une synergie qui est très puissante », pense-t-elle. 

« Chaque petite personne qui joint le groupe va dynamiser cette force-là, et on a tendance à l’oublier, parce que notre monde nous dit : “Voici les lois, voici les décisions qui ont été prises. Exécutez.” Et moi, je trouve que cette démarche est inverse. C’est-à-dire qu’on part des gens, de leurs besoins et de comment ils vont habiter et générer ce quartier, parce que c’est eux qui créent le quartier, et non pas l’inverse. Ce n’est pas le quartier qui crée les gens. »

Mme Le Gal se dit qu’on devrait se servir de cette union entre les gens pour l’utiliser dans d’autres domaines sociaux.

Diane Boulé, une citoyenne ayant participé à l’atelier de collage à La Porte de l’amitié, dit s’être « tellement amusée » à créer son autoportrait. Elle raconte qu’elle était malgré cela insatisfaite de la forme qu’elle avait donné à ses lunettes. Cependant, dans la production finale de la murale, le duo d’artistes a corrigé ce défaut, se réjouit-elle. « Ils m’ont entendu dire : « Oh mon Dieu, ce n’est pas vraiment beau, les lunettes. » Puis, ils ont arrangé [l’autoportrait]. »

Diane Boulé montre du doigt son autoportrait, un visage bleu avec des cheveux jaunes. – Crédit photo : Théo Bou Eid

Les deux photos de couverture ont été prises par Théo Bou Eid le 24 septembre 2026.


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Théo Bou Eid
Résident de Verdun depuis 2021 et diplômé du baccalauréat en journalisme de l’UQAM, Théo Bou Eid couvre l'actualité locale pour Nouvelles d'Ici. Il a collaboré en tant que reporter avec le journal Montréal Campus et la station de radio CHOQ.ca. Il a aussi été correcteur d’articles pour le magazine L’Apostrophe. Le journalisme était le choix de carrière évident pour lui, curieux de nature et passionné d’écriture. Théo suit également des cours de piano classique à la Coopérative des professeurs de musique de Montréal, et rêve de se produire sur scène avec un orchestre.