Un premier atelier de réparation d’objets aura lieu le 22 février à la bibliothèque Jacqueline-De Repentigny à Verdun. Chapeauté par l’organisme Demain Verdun et organisé par trois Verdunois et Verdunoises, ce rendez-vous rassemblera des bénévoles qui aideront tout le monde à réparer ses objets et ainsi les détourner du dépotoir.
« J’aime ça entretenir mes possessions, les faire réparer, je suis toujours en train de chercher des réparateurs pour tout et n’importe quoi », partage Claudie Eustache, qui a initié le projet et fait des démarches auprès de partenaires.
Connaissant « des gens patenteux » et convaincue de la popularité d’un tel évèvenement à Verdun, elle a contacté les bénévoles de Demain Verdun pour leur présenter l’idée. Forte de leur appui, Mme Eustache a contacté Repair Café Montréal, un organisme qui organise ce type d’activité dans l’arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie.
« C’est leur mission d’accompagner. Ils sont très enthousiastes à aider les groupes locaux. »
Imaginée initialement comme ponctuelle, l’initiative s’est transformée pour devenir récurrente, sur une fréquence à déterminer. Les organisateurs souhaitent l’offrir à Verdun et L’Île-des-Soeurs, « pour s’assurer que tout le monde ait facilement accès ».
Concrètement, les citoyens et citoyennes pourront se présenter avec un petit électronique, tel un grille-pain, un réveil-matin ou un mélangeur, ou encore un vêtement, pour qu’il soit réparé sur place gratuitement.
Attirer des « grands-papas patenteux »
Mme Eustache indique que l’événement attire de nouvelles personnes à Demain Verdun, « des gens qui ne sont jamais intéressés par leurs activités ».
« On l’appelle le profil “grand-papa patenteux”. [C’est quelqu’un] qui aime aider les autres, qui est content de pouvoir partager ses connaissances, mais qui ne va pas nécessairement faire l’effort de chercher une activité structurée où le faire. »
20 spécialistes en électronique et en couture

Le Verdunois Raphaël LeBlanc a vu passer un appel à bénévoles dans l’infolettre de Demain Verdun et a donné son nom pour être réparateur.
« En discutant avec eux, je me suis [proposé pour] aller chercher d’autres réparateurs, entre autres parce que je voyais que ça allait être ça le gros challenge. »
Suite à un second appel dans l’infolettre de l’organisme, plus de 50 personnes se sont manifestées. « J’en ai une quinzaine qui sont super motivées », affirme-t-il.
Son intention est de choisir une vingtaine de bénévoles, 10 spécialistes en électronique et 10 en couture, pour l’événement du 22 février.
« [On veut avoir un équilibre] entre les gens qui ont plus d’expérience en réparation et ceux qui en ont moins, parce que j’aimerais qu’on crée un roulement où on a des séniors et des juniors qui peuvent se former. »
Au-delà de l’aspect écologique, s’autonomiser
Claudie Eustache explique qu’au-delà de l’aspect écoresponsable de la démarche, l’objectif est de donner confiance aux citoyens et citoyennes.
« C’est s’autonomiser et se dire qu’on est capable d’apprendre à réparer. Une fois qu’on a brisé la barrière mentale, ou qu’on s’est fait montrer certains points importants par le réparateur, on est souvent capable d’aller nous-même chercher les ressources nécessaires pour le faire. »
Elle ajoute que l’intérêt d’animer l’activité dans une bibliothèque est de présenter des livres de réparation à emprunter gratuitement.
« [Le but est] justement de dire aux gens qu’il y a des ressources qui existent, et d’aller les chercher. »
Doit-on apporter des pièces de rechange ?
Selon M. Leblanc, les réparateurs et réparatrices amèneront leurs outils. Les pièces de remplacement, qui « s’achètent souvent en grosse quantité pour pas cher », seront fournies gratuitement.
« On est allé chercher des bourses pour ça et on veut aller chercher des commandites », explique-t-il.
Si une pièce n’est pas disponible, le réparateur indiquera la pièce à acheter au citoyen et ce dernier pourra revenir au prochain atelier pour terminer la réparation.
Cependant, selon M. Leblanc, cela ne devrait pas être un enjeu. « On va tout avoir. Et plus ça va aller, plus on va être équipé. »
Comment participer le 22 février ?
L’atelier aura lieu de 11h à 16h à la bibliothèque Jacqueline-De Repentigny située au 5955 Bannantyne à Verdun.
Les personnes intéressées peuvent se présenter sur place ou s’inscrire via un formulaire. Les organisateurs recommandent de s’inscrire pour les aider à prévoir le nombre de personnes présentes.
Les personnes qui souhaitent s’impliquer comme réparateur ou réparatrice peuvent remplir ce formulaire.
Les organisateurs précisent qu’il n’y aura pas de réparation d’ordinateurs ou de téléphones cellulaires pour des raisons de respect de confidentialité des données.
La photo de couverture montre un atelier organisé par Repair Café Montréal. Crédit photo – courtoisie de Repair Café Montréal.
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