Une quinzaine de chèvres ont pris d’assaut une section du parc de l’Aqueduc le 24 juin dans le cadre d’un projet pilote d’écopâturage mis en place par l’arrondissement de LaSalle.

Cette initiative s’inscrit dans les orientations du Plan local de transition écologique de LaSalle 2025-2030, qui vise notamment à protéger, à restaurer et à connecter les milieux naturels du territoire.
L’objectif est de contrôler certaines espèces envahissantes à l’aide d’une méthode naturelle ne nécessitant ni pesticides ni machinerie lourde : « L’écopâturage contribue à la protection des sols, de l’eau et de la biodiversité, tout en favorisant une gestion durable et respectueuse des milieux naturels », indique l’Arrondissement de LaSalle dans un courriel en réponse aux questions de Nouvelles d’Ici. Une superficie d’environ 200 mètres carrés a été ciblée pour cette première intervention.
Des alliées de choix
Pour réaliser l’opération, l’arrondissement a fait appel à une ferme qui a déjà entrepris des projets d’écopâturage. Selon Mélanie Couture, représentante de la ferme PACE, les chèvres ont été choisies pour leur capacité à consommer une grande variété de végétaux.
« Les chèvres peuvent manger n’importe quoi. L’herbe à puce, n’importe quelle plante envahissante, elles vont tout manger et ça n’affecte pas leur santé », explique-t-elle.
Contrairement aux moutons, qui privilégient généralement les herbes, les chèvres s’attaquent aussi aux arbustes et aux plantes plus coriaces, ce qui les rend particulièrement efficaces dans la lutte contre les espèces envahissantes, selon elle.
Une approche écologique
Au-delà du contrôle de la végétation, l’écopâturage présente plusieurs avantages environnementaux.
« Le seul gaz dont nous avons besoin, c’est pour le transport. Nous n’utilisons pas de tondeuses ni d’équipements motorisés », souligne Mme Couture.
L’absence de bruit constitue également un avantage pour la faune présente dans le secteur. « Les oiseaux et les autres animaux ne sont pas dérangés par le bruit, parce qu’il n’y en a pas », ajoute-t-elle.
Selon l’Arrondissement, cette approche complète les méthodes traditionnelles d’entretien des espaces verts tout en s’inscrivant dans les objectifs de transition écologique du territoire.
Un projet pilote
L’expérience menée au parc de l’Aqueduc permettra d’évaluer les retombées de cette méthode avant de décider si elle sera reconduite.
Selon Mélanie Couture, une seule intervention ne suffira toutefois pas à contrôler durablement la végétation : « Si les chèvres viennent une seule fois, ce n’est pas vraiment durable parce que tout va repousser », explique-t-elle.
L’entreprise prévoit ainsi de revenir sur le site afin de poursuivre le travail amorcé. Selon elle, les visites pourraient même se poursuivre pendant une partie de l’été.
Les équipes de l’Arrondissement analyseront les résultats du projet pilote avant de déterminer si l’écopâturage pourrait devenir un outil courant de gestion écologique des espaces verts à LaSalle.
La photo de couverture a été prise par Nihel Barkati le 24 juin 2026.
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