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Musique électronique au bord du fleuve sur la piste de danse de l’îlot John-Gallagher à Verdun

Un groupe de quatre DJ (platinistes) ont animé le temps d’un après-midi la piste de danse de l’îlot John-Gallagher, à Verdun, le 13 juin. Cet évènement, organisé par le DJ verdunois Max Deep, est le premier de Waterfront, une série lancée en avril dernier.

Pendant qu’il courait sur le bord du fleuve, en traversant la piste de l’îlot John Gallagher, Max Deep a eu l’idée d’y mettre sur pied une série d’évènements. Se rendant compte que des journées de musique électronique à l’extérieur n’existaient pas dans son quartier, M. Deep a créé Waterfront. Pourquoi sur cette piste de danse? Selon lui, il suffit de regarder le cadre alentour pour avoir la réponse !

Aussi connu sous le nom de scène de SHRYERS, il espère rassembler un grand nombre de DJ pour faire rayonner la scène de la musique électronique à l’international. « L’union fait la force », soutient-il. 

Ambiance festive

Sur la piste de danse, une foule de gens se défoule, dansant au rythme de la musique. Tout près de la piste, d’autres personnes pique-niquent sur la pelouse, discutant entre elles et profitant du beau temps et de la musique. À l’entrée, une pancarte « bonne fête Dayze » donne à l’évènement une allure de grande fête.

Dayze, c’est le nom de scène d’une des DJ qui livre une prestation cette journée-là. Sa véritable fête est le 30 mai, mais elle a décidé de la prolonger. Vêtue d’un chapeau et de lunettes de soleil violettes, Daisy Goulet – alias Dayze – danse derrière les platines. Les hauts parleurs vibrent à tout rompre, tant et si bien qu’un pot de plantes installé dans le décor se renverse à plusieurs reprises. Les rythmes entraînants et les basses saturées enveloppent la scène comme une vague sonore.

Résidente de Griffintown, dans Le Sud-Ouest, Dayze est platiniste depuis 18 ans. Elle affirme qu’avant de performer, elle a l’habitude d’analyser l’endroit dans lequel elle prévoit mixer, ainsi que le style musical qui est attendu d’elle. « Par exemple, quand il fait beau, il faut faire attention de ne pas être trop dark », indique-t-elle. Dayze admet malgré tout avoir opté pour ce style sombre vers la fin de son mixage, parce qu’elle l’aime beaucoup. 

Elle laisse aussi de la place à l’improvisation, en s’adaptant à ce que les gens devant elle semblent apprécier. Elle alterne souvent entre des musiques minimalistes, mélodiques et percussives pour créer de la variété

Derrière les platines, la DJ Dayze fait danser la foule avec de la musique électronique. – Crédit photo : Théo Bou Eid

Pour Dayze, créer un mixage s’apparente à un arbre : pour se rendre d’une chanson A à une chanson B, elle doit souvent passer par une autre chanson de transition. Cette séquence est une branche de cet arbre qu’elle décrit. Si elle veut se rendre à une autre chanson, elle empruntera encore une autre branche.

Lorsqu’elle trouve des sons qui lui plaisent, Dayze a l’impression de « rentrer dans un autre univers ». La musique la fait voyager, lui permet une déconnexion avec la réalité. Elle en perd la notion du temps : « [En produisant de la musique], ça m’est arrivée à un moment donné d’oublier de déjeuner, de dîner et de préparer le souper. »

À la suite de ce premier évènement, M. Deep se sent épuisé, mais satisfait. Bien que le volet promotion de Waterfront lui demande beaucoup de temps et d’énergie, il perçoit un potentiel « énorme » pour ce genre de productions.

D’autres prestations de Waterfront sont prévues sur la piste de danse le 4 juillet, le 22 août, le 18 septembre et le 2 octobre.

La photo de couverture a été prise par Théo Bou Eid le 13 juin 2026.


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Théo Bou Eid
Résident de Verdun depuis 2021 et diplômé du baccalauréat en journalisme de l’UQAM, Théo Bou Eid couvre l'actualité locale pour Nouvelles d'Ici. Il a collaboré en tant que reporter avec le journal Montréal Campus et la station de radio CHOQ.ca. Il a aussi été correcteur d’articles pour le magazine L’Apostrophe. Le journalisme était le choix de carrière évident pour lui, curieux de nature et passionné d’écriture. Théo suit également des cours de piano classique à la Coopérative des professeurs de musique de Montréal, et rêve de se produire sur scène avec un orchestre.