Devanture de la friperie Notre-Dame à Lachine. Crédit photo - Odile Joron
Actualités Consommation Entreprises Lachine Loisirs Social

La friperie Notre-Dame à Lachine prend de l’expansion

Depuis le 20 mars, la friperie Notre-Dame à Lachine a ouvert ses portes au 760 rue Notre-Dame dans un local trois fois plus grand. Il s’agit de son quatrième déménagement depuis son ouverture en 2020, passant d’un local de 5 500 à 16 000 pieds carrés.

« On a pris un risque, mais c’était un safe bet (pari sûr), parce qu’on connaît bien nos clients », estime Andrew Harriott, co-fondateur de l’entreprise d’économie circulaire Déjà vu avec sa conjointe Chloé Boudreau. C’est la deuxième boutique de l’entreprise qui possède aussi une friperie dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.

À lachine, le commerce est maintenant situé dans un local commercial abandonné depuis quelques décennies, entre la 7e et la 8e Avenues. Selon M. Harriott, il aurait accueilli un Woolworth puis un magasin de location de cassettes vidéo.

La nouveauté, avant tout

Système de rails à l'arrière du magasin. Crédit photo - Odile Joron
Système de rails à l’arrière du magasin. Crédit photo – Odile Joron

Avec un prix moyen de 5 $ pour ses articles, l’entreprise mise sur l’abondance de l’offre et l’attrait de la nouveauté pour assurer son succès.

« Pour être rentable, il faut un volume impressionnant », déclare M. Harriott.

Grâce à un système de rails dissimulé à l’arrière du magasin, ce dernier affirme que l’équipe étiquette entre 2 500 et 3 000 pièces par jour. 

« Il faut que ça sorte, toute la journée, tous les jours. C’est ça que les clients veulent, beaucoup de choix. »

Il croit que le roulement des produits explique que plusieurs de ses clients « reviennent de deux à cinq fois par semaine ».

Le co-fondateur mise également sur une expérience de magasinage « fun » pour fidéliser sa clientèle.

« Il y a du monde qui ont besoin d’acheter dans des friperies, et d’autres non. Ils viennent pour l’expérience », affirme-t-il, précisant qu’il n’y a « pas beaucoup de magasins de vêtements à Lachine, excepté le Rossy. »

Nouvelles d’Ici a d’ailleurs observé deux femmes qui discutaient devant la section des livres, près de l’entrée, sans être activement en train de magasiner.

Deux femmes discutent assises à l'avant. Crédit photo - Odile Joron
Deux femmes discutent assises à l’avant. Crédit photo – Odile Joron
Signalétique vers le centre de dons. Crédit photo - Odile Joron
Signalétique vers le centre de dons. Crédit photo – Odile Joron

Le déménagement aurait aussi permis de rendre le magasin « plus accessible » aux personnes à mobilité réduite, avec des allées plus larges pour les fauteuils roulants.

« L’idée, c’est de leur donner une bonne expérience pour qu’ils aient envie d’acheter seconde-main », explique M. Harriott.

LaSalloise rencontrée sur place la jour de la visite de Nouvelles d’Ici, Pascale Beaudoin est une adepte de la Friperie Notre-Dame.

« Quand je fais le déplacement, c’est pour une journée “self-care”, une journée pour soi. »

Elle estime que l’expérience de magasinage permet « de sentir l’aspect circulaire » de la démarche.

« Il y a une carte de points, et quand on fait un don, on a un 5 $ de rabais. C’est vraiment économique »

Mme Beaudoin affirme également que « les gens qui croient dans (la mission) des friperies sont prêts à se déplacer ».

Une collaboration avec Le Parados

La friperie Notre-Dame s’engage à faire des dons en argent à l’organisme Le Parados qui vient en aide aux femmes et leurs enfants faisant face à de la violence conjugale.

« Tous les dons reçus à partir du 20 mars seront pesés et généreront des contributions financières pour l’organisme », indique le communiqué envoyé par Déjà Vu le 17 mars dernier. 

Ouvrir une friperie à LaSalle ?

Selon M. Harriott, la majorité de la clientèle habite à distance à pied du magasin ou réside à LaSalle.

Suite à un article s’intéressant au manque de magasins d’économie circulaire à LaSalle, Nouvelles d’Ici lui a demandé s’il avait songé à ouvrir un magasin dans cet arrondissement.

« Ce n’est pas exclu, mais pas pour l’instant : “Pourquoi prendre un risque si les gens sont prêts à se déplacer ?” »

Selon lui, la compagnie Village des valeurs aurait fait une étude de marché à LaSalle, en concluant que les « données démographiques n’étaient pas bonnes ». 

« Ils nous ont dit de ne pas aller à LaSalle », partage M. Harriott.

La photo de couverture a été prise le 25 mars 2026 par Odile Joron.


Dernières nouvelles d’ici


L’information locale, c’est important pour vous ?

Saviez-vous que vous pouvez vous impliquer dans ce journal numérique 100% local, à but non lucratif et indépendant qui a rejoint 220 801 lectrices et lecteurs en 2025.
Rejoignez notre équipe pour couvrir l’actualité locale de LaSalle, Lachine, Verdun et du Sud-Ouest ou si vous avez une entreprise, un commerce ou un organisme, devenez un Partenaire d’Ici pour vous faire connaître des milliers de personnes qui nous lisent chaque semaine tout en aidant à assurer la viabilité de notre journal à but non lucratif.

Odile Joron
Odile a couvert l'actualité locale de juin 2025 à avril 2026. Résidente de Verdun depuis 2022, Odile a terminé le certificat en journalisme multiplateforme à l’Université de Montréal et a effectué un stage à Nouvelles d’Ici avant d'être engagée comme journaliste. Elle a précédemment été cheffe de la section Campus au journal étudiant Quartier Libre de septembre 2024 à avril 2025. Son désir d’en apprendre davantage sur son quartier et d’informer sa communauté sur les enjeux qui la concernent l’ont conduite à se joindre à l’équipe.