Étudiante qui tient un cellulaire et des cahiers d'école. Crédit photo - Canva
Actualités Affaires civiques Arrondissements Éducation Lachine LaSalle Le Sud-Ouest Loisirs Social Verdun

Interdiction des cellulaires dans les écoles : qu’en pensent des jeunes du secondaire à LaSalle et Lachine ?

La rentrée scolaire 2025 promet d’être différente partout au Québec. Le 1er mai dernier, le ministère de l’Éducation a annoncé l’interdiction des téléphones cellulaires et autres appareils intelligents dans les écoles secondaires de la province. Qu’en pensent les principaux intéressés ?

Une interdiction ministérielle

Le ministre de l’Éducation Bernard Drainville a annoncé qu’il interdirait l’utilisation des appareils intelligents (téléphone cellulaire, montre intelligente, écouteurs, tablette) sur tout le terrain des écoles publiques et privées « de la première à la dernière cloche ». 

« En l’interdisant toute la journée, on agit directement à la source de plusieurs conflits et, ultimement, on permet aux élèves de mieux socialiser entre eux », explique M. Drainville dans un communiqué de presse.

Nouvelles d’ici est allé à la rencontre des jeunes de la Coopérative jeunesse de services (CJS) afin de prendre le pouls de la situation.

Des opinions divergentes

« Ce n’est pas la fin du monde », pour Akim,15 ans, un élève de l’école secondaire Caroline-Dawson à LaSalle. Sa façon de voir les choses semble être partagée par plusieurs de ses collègues pour qui l’interdiction n’est pas une si mauvaise chose. « S’il n’y a pas de téléphone, pas de problème », renchérit Paulo, un étudiant de secondaire 5 de l’école secondaire Cavelier-De LaSalle.

Les bienfaits d’une déconnexion sont donc bien reconnus ces élèves du secondaire et la volonté est présente chez plusieurs.

Chez d’autres, cependant, l’enjeu semble plus important. Un souci commun est exprimé à propos de la consultation de l’horaire du transport en commun, surtout en hiver, quand des tempêtes peuvent perturber le réseau. D’autres expriment une préoccupation quant aux appels d’urgence. Le ministère les invite à attendre la fin des cours ou à se rendre au secrétariat pour de tels problèmes. 

Plusieurs de la trentaine de membres de la CJS soulignent aussi l’enjeu de l’équité, se demandant pourquoi le personnel de l’école aurait la permission de garder son appareil électronique si les élèves ne le peuvent pas. À ce sujet, le gouvernement encourage le personnel « à donner l’exemple » sans toutefois donner de directives claires.

Un juste milieu

Selon Horatio, un élève de secondaire 5 au Collège Sainte-Anne de Lachine, la meilleure solution est un compromis. « Il y en a plein qui n’utilisent pas [leur cellulaire] correctement, explique-t-il. Mais plusieurs s’en servent [pour de bonnes raisons]. » 

Il aurait préféré que l’interdiction soit uniquement en vigueur lors des cours. « Pendant les pauses, ajoute-t-il, je ne vois pas pourquoi on devrait interdire complètement les cellulaires. » Ceci s’aligne avec le règlement précédent du ministère, qui interdisait les téléphones intelligents dans les salles de classe depuis janvier 2024.

Mission impossible ?

Pour certains, la rébellion est en branle. Plusieurs élèves rencontrés disent planifier d’utiliser leur téléphone malgré l’interdiction, les toilettes devenant un refuge de choix. La question se pose donc quant à l’applicabilité de la mesure. Le ministère appelle à un « véritable contrat social » entre l’école et les familles afin de s’assurer que la directive soit renforcée.

La photo de couverture provient de Canva.

Karim Moore
Collaboration spéciale
Résident de Notre-Dame-de-Grâce, Karim est un étudiant de 5e secondaire au Collège Sainte-Anne de Lachine. Il s’implique dès le début de ses études au journal étudiant EKRI, et en devient le rédacteur en chef à l’automne 2024. Son stage de deux semaines à Nouvelles d’ici lui a permis d’approfondir son intérêt pour le journalisme tout en lui donnant des idées pour faire évoluer le journal de son école à la rentrée.


Dernières nouvelles d’ici


L’information locale, c’est important pour vous ?

Saviez-vous que vous pouvez vous impliquer dans ce journal numérique 100% local, à but non lucratif et indépendant qui a rejoint 220 801 lectrices et lecteurs en 2025.
Rejoignez notre équipe pour couvrir l’actualité locale de LaSalle, Lachine, Verdun et du Sud-Ouest ou si vous avez une entreprise, un commerce ou un organisme, devenez un Partenaire d’Ici pour vous faire connaître des milliers de personnes qui nous lisent chaque semaine tout en aidant à assurer la viabilité de notre journal à but non lucratif.

Karim Moore
Résident de Notre-Dame-de-Grâce, Karim étudie en Sciences humaines au Cégep André-Grasset. Rédacteur en chef du journal étudiant de son école secondaire, il aspire à une carrière journalistique. Ce chemin lui semble évident, car il est friand d'actualités, du sport à la politique. À la suite d’un stage d’observation de deux semaines chez Nouvelles d’ici à l’été 2025, il est est heureux de rejoindre l’équipe de rédaction en tant que journaliste stagiaire.