Réclamant une piscine en eau libre à Lachine, des centaines de citoyens se sont baignés dans le lac Saint-Louis le 12 juillet.
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Grand Splash pour une piscine en eau libre à Lachine

Plus de 300 personnes se sont jetées à l’eau pour revendiquer l’accès à une piscine en eau libre dans le lac Saint-Louis, à Lachine, le 12 juillet. André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières, qui a organisé l’événement, estime que la piscine en eau libre est une solution peu coûteuse comparé à d’autres installations aquatiques.

« Il y a une déconnexion entre ce que les élus arrivent à faire comme projet à cause des contraintes de la santé publique, des contraintes de la sécurité […], versus la capacité réelle [du fleuve] et le besoin des citoyens », pense M. Bélanger.

Il ajoute que des sédiments peuvent se retrouver au fond du lac. L’eau deviendrait contaminée si quelqu’un les brassait. Selon M. Bélanger, le site envisagé pour la baignade en eau libre est un lieu privilégié, parce que sa profondeur importante empêchera les gens de remuer ces sédiments.

Se baigner, un besoin

Des représentants du regroupement citoyen On veut se baigner – Lachine étaient présents au Grand Splash. Ce mouvement a lancé une pétition pour que la population soit consultée sur le projet de piscine en eau libre.

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a annoncé la semaine dernière que la marina de Lachine ne rouvrirait pas aux bateaux de plaisance, faute de financement. Valérie Léger, porte-parole d’On veut se baigner – Lachine, voit cela comme une bonne nouvelle. « Ça fait juste ouvrir la place à des projets comme ceux-ci », dit-elle. 

Elle relève qu’avec les changements climatiques, le besoin de se baigner continue de croître. « [La baignade], c’est possible avec des échelles, avec des lifeguards, avec des règles. Pour le moment, justement, on est plus à risque vu qu’il n’y a pas d’encadrement. On peut se baigner à Lachine, mais ce n’est pas recommandé parce qu’on ne sait pas où l’eau est bonne, on ne sait pas où c’est sécuritaire », mentionne la porte-parole.

Elle souligne que le Service des grands parcs, du Mont-Royal et des sports a déjà manifesté son ouverture à financer le projet. Selon M. Bélanger, l’Arrondissement pourrait demander de l’argent au Service des grands parcs, et ce dernier serait probablement disposé à accorder une contribution. « On n’est pas dans un enjeu de financement, on est dans un enjeu de volonté politique », affirme-t-il. 

En conseil municipal de Montréal le 20 avril dernier, Mme Martinez Ferrada a soutenu que la mairesse de Lachine, Julie-Pascale Provost, souhaitait plutôt concentrer ses efforts sur le projet de centre sportif à Lachine. « On espère un jour pouvoir avoir les moyens de faire les deux mais, pour le moment, je comprends de la mairesse [Julie-Pascale Provost] qu’elle va mettre toute son énergie sur le centre sportif », s’est défendue Mme Martinez Ferrada.

Si une piscine en eau libre ouvrait à Lachine, le directeur général de la Fondation Rivières croit qu’elle serait bondée. « Et là, il y aurait un effet de tâche d’huile. Les autres élus se diraient : “Bien, pourquoi pas chez nous?” »

Le conseiller d’arrondissement du district Fort-Rolland, Jacques Filion, a participé au Grand Splash. Issu du parti Projet Montréal, il soutient le projet de piscine en eau libre. Bien que le projet pourrait coûter jusqu’à 500 000 $, il relève que ce n’est « rien » comparé aux coûts que pourraient occasionner d’autres types d’installations, comme une piscine municipale.

« La piscine au parc LaSalle, combien ça a coûté de la refaire? », dit-il en référence aux travaux de rénovation de près de 9 millions de dollars qui ont eu lieu sur cette installation jusqu’en 2021.

La photo de couverture a été prise par Théo Bou Eid le 12 juillet 2026.


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Théo Bou Eid
Résident de Verdun depuis 2021 et diplômé du baccalauréat en journalisme de l’UQAM, Théo Bou Eid couvre l'actualité locale pour Nouvelles d'Ici. Il a collaboré en tant que reporter avec le journal Montréal Campus et la station de radio CHOQ.ca. Il a aussi été correcteur d’articles pour le magazine L’Apostrophe. Le journalisme était le choix de carrière évident pour lui, curieux de nature et passionné d’écriture. Théo suit également des cours de piano classique à la Coopérative des professeurs de musique de Montréal, et rêve de se produire sur scène avec un orchestre.