Le Centre d’écologie urbaine propose une série de cinq ateliers pour développer la résilience de la population montréalaise face aux inondations causées par les eaux de pluie. Un premier atelier a eu lieu le 17 mars au Centre Lorne à Pointe-Saint-Charles. Une rencontre est prévue le 1er avril à Saint-Henri et le 6 mai à Lachine.
L’objectif de l’atelier est de présenter les enjeux liés aux inondations causées par les pluies torrentielles et d’amorcer une réflexion collective pour déterminer des actions individuelles et collectives.
Trois citoyennes se sont présentées à la rencontre du 17 mars animée par Michel Pierpaoli et Vincent Ouellet Jobin, chargés de projets et développement au Centre d’écologie urbaine (CEU). Un représentant d’Action-Gardien, co-organisateur de l’événement, était aussi présent.
Les ateliers sont financés par le Bureau de la transition écologique et de la résilience (BTER) de la Ville de Montréal.
Des inondations plus fréquentes
Selon Vincent Ouellet Jobin, les inondations de plus en plus fréquentes à Montréal sont le résultat de l’augmentation des épisodes de pluies torrentielles causées par les changements climatiques et d’un système de canalisation inadapté à cette nouvelle réalité.
Le CEU estime que les résidents et résidentes de Pointe-Saint-Charles (PSC) sont parmi les plus fragiles face à ces inondations à Montréal. Trois résidentes avaient fait le déplacement pour participer.
« Il y a énormément de cuvettes dans PSC, déclare Vincent Ouellet Jobin. Il y a beaucoup de vulnérabilité physique, mais aussi sociale. C’est une population vulnérable, en âge et en revenu. »
Qu’est-ce qu’une zone de cuvette ?
Une zone cuvette est une zone de faible élévation où l’eau peut s’accumuler. Il s’agit d’un territoire vulnérable aux inondations.
Des solutions citoyennes, mais pas seulement

Selon les chargés de projets, des coûts importants seraient associés à une mise à jour du système de canalisation « pour gérer l’enjeu de façon traditionnelle ». De longs délais sont aussi à prévoir. Pour ces raisons, il est plutôt proposé de « ne pas attendre après la Ville ».
« Il s’agit d’armer les citoyens parce que les pouvoirs publics ne peuvent pas tout faire, soutient M. Pierpaoli. Qu’est-ce qu’on peut faire à notre échelle ? »
Les participantes ont proposé quelques solutions, comme installer les barils pour récolter l’eau de pluie pour arroser les plantes ou encore dégager les entrées de bouche d’égout avec l’aide du voisinage.
Le projet de la ruelle bleue-verte, située au Bâtiment 7 à PSC, a également été mentionné.
Bien que les citoyens et citoyennes puissent se mobiliser face aux inondations, deux des participantes estiment que les organismes communautaires devraient organiser des initiatives collectives dans le quartier.
La troisième citoyenne présente croit pour sa part que la Ville de Montréal devrait d’abord « changer la réglementation » pour favoriser le verdissement plutôt que d’autoriser la minéralisation des sols pour les projets de développement immobilier. Un compte-rendu de la rencontre sera présenté aux élues et élus de l’arrondissement du Sud-Ouest, selon M. Pierpaoli.
La mairesse du Sud-Ouest, Véronique Fournier, occupait le poste de directrice générale du Centre d’écologie urbaine avant de briguer la mairie de l’arrondissement l’automne dernier.
Ateliers à Saint-Henri le 1er avril et dans le Vieux-Lachine le 6 mai
Le Centre d’écologie urbaine estime que les quartiers de Pointe-Saint-Charles, Saint-Henri et du Vieux-Lachine sont parmi les plus vulnérables aux inondations à Montréal.
Un atelier similaire à celui du 17 mars aura lieu dans Saint-Henri le 1er avril à 19h au Centre Communidée situé au 137 rue Saint-Ferdinand.
L’atelier dans le Vieux-Lachine est prévu le 6 mai à 19h au Coin Tournant situé au 735 rue Notre-Dame.
Les ateliers sont gratuits et sur inscription.
La carte interactive Vulnérabilité aux aléas climatiques de l’agglomération de Montréal permet de déterminer si une habitation se trouve dans une zone à risque d’inondations.
La photo de couverture a été prise le 17 mars 2026 par Odile Joron.
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