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Élections provinciales 2026 : réponses des candidats à vos questions pour la circonscription de Marquette (Lachine)

Avec la collaboration de Karine Joly.

À l’approche des élections provinciales du 5 octobre prochain, Nouvelles d’Ici a sondé son lectorat afin de recueillir des questions qu’il souhaitait poser aux candidats et candidates dans la circonscription de Marquette, qui correspond au territoire de Lachine.

Voici les questions suivies de leurs réponses, par ordre alphabétique de leur nom de famille.

Les candidats et candidates devaient fournir des réponses de 1000 caractères maximum. Lorsque la limite était dépassée, Nouvelles d’Ici a écourté la réponse tout en conservant le début de celle-ci. Le dépassement de la limite de caractères a été toléré jusqu’à concurrence d’une phrase.

Enrico Ciccone, député sortant (Parti libéral du Québec)

1. Logement

Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement ?

Nous nous sommes engagés à ajouter 40 000 logements sociaux et abordables partout au Québec, autant par la construction de nouvelles unités que par l’acquisition d’immeubles existants.

À ce stade-ci, nous n’avons pas fixé de cibles locales précises. Il serait peu crédible de le faire sans d’abord écouter les organismes et les partenaires locaux, qui connaissent mieux que quiconque les besoins de leur communauté et les projets susceptibles de voir le jour.

Nous allons nous asseoir avec les autorités municipales, la Société d’habitation du Québec et les organismes de la circonscription afin de faire le point sur les terrains disponibles, les immeubles qui pourraient être acquis et les projets déjà en préparation. C’est sur cette base que nous pourrons établir une cible locale sérieuse.

Nous nous engageons à ce que le Grand Sud-Ouest reçoive sa juste part de ces investissements. Mais cette juste part ne doit pas se mesurer uniquement en nombre de logements; il faut aussi construire des unités suffisamment grandes et abordables pour les familles qui souhaitent rester dans leur quartier.

2. Itinérance

L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût ?

La meilleure façon de lutter contre l’itinérance demeure d’éviter que les gens se retrouvent à la rue. La prévention, c’est pouvoir agir dès qu’une personne commence à perdre pied, que ce soit en raison de problèmes de santé mentale, de dépendance, d’isolement ou de précarité financière.

Notre plan prévoit un investissement supplémentaire de 240 millions de dollars sur quatre ans pour renforcer la prévention, l’accompagnement et les services offerts aux personnes à risque ou en situation d’itinérance.

Des initiatives existent déjà à l’échelle locale. Et elles fonctionnent. Plutôt que de repartir à zéro, il faut donner à ceux qui les portent les moyens d’aller plus loin. Durant la campagne, nous avons amorcé le dialogue avec les élus d’arrondissement et certains organismes spécialisés.

Dès le début de notre mandat, nous devrons approfondir ces échanges afin de déterminer quelles mesures pourraient être mises en place dès l’hiver 2026-2027, notamment pour mieux répondre aux besoins pendant les périodes de grand froid et lever les obstacles qui empêchent certaines personnes d’avoir accès aux ressources existantes.

Aucune réponse n’a été fournie aux 3 autres questions.

Rachid Jemmah (Parti vert du Québec)

1. Logement

Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement ?

Le PVQ s’engage à construire 50 000 unités de logements sociaux par année pour pallier la pénurie. Ces logements seront adaptés aux besoins des locataires les plus vulnérables, notamment les familles. Pour financer ces projets, le parti propose de nationaliser les logements locatifs détenus par les entreprises de plus de 10 unités, de réduire les loyers de 5 % par année pendant quatre ans (une baisse totale d’environ 20 %), et d’instaurer un revenu minimum garanti de 1 200 $ par mois pour les personnes en situation d’itinérance.

2. Itinérance

L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût ?

Pour l’itinérance, le PVQ propose de développer et d’investir dans les ressources de proximité (toxicomanie, santé mentale, maisons pour femmes, etc.) et d’installer des toilettes publiques et des fontaines d’eau accessibles. Le parti souhaite également réduire le budget des corps policiers de 50 % pour réinvestir ces sommes dans des programmes sociaux. Concernant les places d’hébergement spécifiques, le parti appuie les demandes des campements et revendique des investissements massifs dans le logement abordable.

3. Désenclavement et transport structurant

Le transport collectif est l’un des trois enjeux les plus cités à Lachine, et plusieurs réclament nommément une desserte lourde plutôt qu’un mode de surface sur les rues résidentielles, en invoquant la vitesse, le bruit et la sécurité. Quel mode de transport structurant défendrez-vous pour Lachine, avec quel échéancier de réalisation et quelle enveloppe au Plan québécois des infrastructures ?

Le PVQ plaide pour une refonte majeure du financement des infrastructures, visant une répartition égale entre le transport collectif et le routier. Le parti propose aussi de rendre le transport en commun gratuit et de financer son expansion en réorientant les subventions à l’achat de véhicules électriques vers les réseaux de transport en commun urbains, interurbains et ruraux. Dans le contexte spécifique de Lachine, le PVQ s’oppose à la logique d’un projet autoroutier comme la modernisation de la rue Notre-Dame, jugé incompatible avec le développement durable.

Le PVQ soutient le tramway Lachine/Centre-ville comme mode de transport structurant desservant la rue Victoria et favorisant la revitalisation du secteur. Le parti propose de financer ces projets via le PQI et de réclamer un rééquilibrage vers 50 % pour le transport collectif. Pour un premier hiver 2026-2027, le PVQ s’engage à accélérer la réalisation des projets de transport collectif déjà prévus au PQI pour une mise en œuvre rapide.

4. Pluies diluviennes et refoulements

Des résidentes et résidents de Lachine rapportent des rues et des sous-sols inondés de façon répétée lors des épisodes de pluie intense, les infrastructures n’absorbant plus les précipitations. L’adaptation des réseaux dépend en bonne partie des programmes de financement de Québec. Quel montant irez-vous chercher pour Lachine au cours du mandat, pour quels travaux, et d’ici quand ?

Le PVQ prône une approche de « ville éponge », visant à cesser de « minéraliser » les surfaces et à désimperméabiliser les sols (ruelles, stationnements) pour que l’eau de pluie soit absorbée naturellement. Le parti propose aussi de séparer les réseaux d’eaux usées et pluviales, notamment à Montréal où ils sont encore combinés.

Le PVQ s’engage à verser un minimum de 1 % des budgets d’infrastructures du Québec à des infrastructures naturelles et des phytotechnologies (protection des milieux humides, verdissement urbain). Pour un premier mandat, le parti propose un investissement massif de 500 milliards de dollars dans la transition écologique, qui financerait directement ces travaux d’adaptation pour Lachine dès les premiers mois du mandat (2026-2027).

5. Circulation de transit

L’apaisement de la circulation sur les rues locales relève de l’arrondissement, mais le trafic de transit qui traverse Lachine vient en bonne partie de la congestion de l’autoroute 20, qui relève du ministère des Transports. Des résidentes et résidents décrivent la rue Victoria, entre la 48e et la 55e Avenue, comme un corridor scolaire devenu voie de contournement. Qu’allez-vous demander au ministère des Transports, et qu’allez-vous porter auprès de l’arrondissement ?

Pour le Parti vert du Québec, il faut réduire le trafic de transit en rendant le transport collectif plus attractif que la voiture. Le parti propose de rendre le transport en commun entièrement gratuit partout au Québec et d’investir massivement dans son expansion. Il s’oppose aussi à l’élargissement des autoroutes urbaines comme la 20, car cela ne fait qu’augmenter la congestion à long terme. L’objectif est de réduire la congestion routière de 90 % dans les régions urbaines.

Pour la rue Victoria, le parti soutiendra les demandes de l’arrondissement pour sécuriser ce corridor scolaire (apaisement de la circulation, aménagements sécuritaires pour les enfants). Au niveau provincial, il fera pression pour que le MTQ investisse dans des alternatives à l’autoroute 20 plutôt que dans son élargissement.

En résumé : gratuité des transports + opposition à l’élargissement de la 20 + soutien aux aménagements locaux sécuritaires.

Alexandre Pendenza (Parti canadien du Québec)

1. Logement

Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement ?

Notre modèle de logement vise à rendre à la fois la construction de nouveaux logements et la préservation des logements existants plus intéressantes. Un projet locatif qui réserve au moins 20 % de ses unités à des loyers abordables pendant 20 ans bénéficierait d’un allègement de taxe foncière de 100 % pendant les cinq premières années, puis de 40 % pendant les 15 années suivantes. L’abordabilité viserait les ménages gagnant jusqu’à 80 % du revenu médian de la région, et jusqu’à 100 % à Montréal. Notre scénario de planification vise également 68 000 mises en chantier par année au Québec et nous voulons verser aux municipalités un dividende de croissance de 5 000 $ pour chaque unité d’habitation complétée.

La suite de la réponse concerne la circonscription de Verdun et a donc été coupée.

2. Itinérance

L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût ?

Notre plan de lutte contre l’itinérance vise d’abord à empêcher que des personnes se retrouvent de nouveau en situation d’itinérance à leur sortie de la protection de la jeunesse, d’un traitement en dépendance ou du système carcéral. Nous financerions un dépistage des risques avant la sortie, des logements de transition réservés, des suppléments de loyer immédiats, une aide pour les dépôts et les pièces d’identité, ainsi que la continuité des prestations. L’engagement provincial représente environ 105 millions de dollars par année et vise environ 10 500 personnes. Pour le sud-ouest de Montréal, toute cible précise concernant l’ajout de nouvelles places d’hébergement devrait reposer sur une évaluation claire des sites disponibles, de leur capacité et des organismes en mesure de les exploiter efficacement. Notre première priorité serait donc d’évaluer la capacité existante et de cerner les besoins immédiats, tout en déployant les logements de transition et les ressources d’urgence disponibles, y compris des installations pouvant accueillir les personnes accompagnées d’animaux.

La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.

3. Désenclavement et transport structurant

Le transport collectif est l’un des trois enjeux les plus cités à Lachine, et plusieurs réclament nommément une desserte lourde plutôt qu’un mode de surface sur les rues résidentielles, en invoquant la vitesse, le bruit et la sécurité. Quel mode de transport structurant défendrez-vous pour Lachine, avec quel échéancier de réalisation et quelle enveloppe au Plan québécois des infrastructures ?

Pour Lachine, nous défendrions un véritable transport rapide à haute capacité, idéalement en site propre ou en grande partie séparé de la circulation. Les résidents doivent pouvoir se rendre rapidement et de façon fiable au centre-ville et vers les grands pôles d’emploi, sans transformer les rues résidentielles en corridors de transport collectif.

Notre plateforme prévoit de 29 à 47 milliards de dollars d’investissements en infrastructures sur 10 à 15 ans, notamment dans le transport collectif et la mobilité régionale. Nous lancerions rapidement les études d’ingénierie, d’achalandage, d’environnement et de coûts afin d’intégrer un projet viable au Plan québécois des infrastructures et de le faire avancer dès le premier mandat.

Nous ne nous engagerons pas sur un montant précis avant de connaître le tracé et les besoins techniques. Notre engagement est d’assurer l’investissement provincial nécessaire à une véritable solution de transport à haute capacité.

4. Pluies diluviennes et refoulements

Des résidentes et résidents de Lachine rapportent des rues et des sous-sols inondés de façon répétée lors des épisodes de pluie intense, les infrastructures n’absorbant plus les précipitations. L’adaptation des réseaux dépend en bonne partie des programmes de financement de Québec. Quel montant irez-vous chercher pour Lachine au cours du mandat, pour quels travaux, et d’ici quand ?

Lachine fait face à un problème très concret, et la réponse doit l’être aussi.

Notre plateforme prévoit un Fonds de résilience aux inondations de 2,5 milliards de dollars sur 10 ans, soit environ 250 millions de dollars par année à l’échelle du Québec. Nous ferions de Lachine une priorité pour ce financement en fonction des risques et des besoins réels de ses infrastructures.

Les sommes pourraient servir à moderniser les réseaux d’égouts et de drainage, augmenter la capacité de rétention, améliorer la gestion des eaux pluviales et aménager des surfaces perméables, des jardins de pluie, des parcs inondables et d’autres infrastructures adaptées.

Nous voulons que les projets les plus urgents soient identifiés, conçus et financés dès le premier mandat. Nous ne nous engagerons pas sur un montant précis pour Lachine avant les évaluations techniques et des risques : le financement doit correspondre aux travaux dont la communauté a réellement besoin.

5. Circulation de transit

L’apaisement de la circulation sur les rues locales relève de l’arrondissement, mais le trafic de transit qui traverse Lachine vient en bonne partie de la congestion de l’autoroute 20, qui relève du ministère des Transports. Des résidentes et résidents décrivent la rue Victoria, entre la 48e et la 55e Avenue, comme un corridor scolaire devenu voie de contournement. Qu’allez-vous demander au ministère des Transports, et qu’allez-vous porter auprès de l’arrondissement ?

Les deux niveaux de gouvernement doivent agir, chacun selon ses responsabilités.

Au ministère des Transports, nous demanderions une analyse détaillée de la circulation qui quitte l’autoroute 20 pour emprunter les rues résidentielles de Lachine, notamment autour de la rue Victoria, afin de déterminer quelles modifications au réseau provincial pourraient réduire ce trafic de transit.

Auprès de l’Arrondissement, nous défendrions des mesures concrètes dans le secteur scolaire : traverses piétonnes plus sécuritaires, meilleure signalisation, limites de vitesse appropriées et mesures efficaces de modération de la circulation.

Notre stratégie routière mise également sur de meilleurs matériaux, le drainage, la coordination des travaux et des infrastructures plus durables afin de réduire les chantiers et les perturbations. Le but n’est pas de déplacer les voitures d’une rue à l’autre, mais de réduire la circulation de transit, protéger les corridors scolaires et améliorer le réseau à long terme.

Réponses non reçues

Au moment où ces lignes étaient écrites, la candidate Mahsa Barani (Coalition avenir Québec) et les candidats Guillaume de Palma-Demers (Parti québécois), Pascal Malo (Québec solidaire) et Richard Zilversmit (Parti conservateur du Québec) n’avaient pas répondu au questionnaire de Nouvelles d’Ici. Si vous êtes candidate ou candidat et souhaitez encore répondre au questionnaire, merci de contacter Théo Bou Eid à l’adresse theo@nouvellesdici.com.

Photo de couverture d’un bulletin de vote. Crédit photo : Nouvelles d’Ici + CANVA.
.Déclaration d’usage responsable de l’intelligence artificielle : la fonction Cowork de Claude (Anthropic) a été utilisée pour mettre en page les réponses et identifier certaines coquilles dans les réponses des candidats avant que tout ne soit révisé et corrigé par notre journaliste.


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Théo Bou Eid
Résident de Verdun depuis 2021 et diplômé du baccalauréat en journalisme de l’UQAM, Théo Bou Eid couvre l'actualité locale pour Nouvelles d'Ici. Il a collaboré en tant que reporter avec le journal Montréal Campus et la station de radio CHOQ.ca. Il a aussi été correcteur d’articles pour le magazine L’Apostrophe. Le journalisme était le choix de carrière évident pour lui, curieux de nature et passionné d’écriture. Théo suit également des cours de piano classique à la Coopérative des professeurs de musique de Montréal, et rêve de se produire sur scène avec un orchestre.