Avec la collaboration de Karine Joly.
À l’approche des élections provinciales du 5 octobre prochain, Nouvelles d’Ici a sondé son lectorat afin de recueillir des questions qu’il souhaitait poser aux candidats et candidates dans la circonscription de Verdun.
Voici les questions suivies de leurs réponses, par ordre alphabétique de leur nom de famille.
Marina Cabrera (indépendante)
Normand Chouinard (Parti marxiste-léniniste du Québec)
Matthieu Deutté Brien (Climat Québec)
Antoine Dionne-Charest (Parti libéral du Québec)
Manuel Johnson (Parti communiste du Québec)
Marc-André Ouellette (Québec innovant)
Abdur Rashid (Parti canadien du Québec)
Victoria Shahsavar-Arshad (Parti vert du Québec)
Alejandra Zaga Mendez, députée sortante (Québec solidaire)
Les candidats et candidates devaient fournir des réponses de 1000 caractères maximum. Lorsque la limite était dépassée, Nouvelles d’Ici a écourté la réponse tout en conservant le début de celle-ci. Le dépassement de la limite de caractères a été toléré jusqu’à concurrence d’une phrase.
Marina Cabrera (indépendante)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement?
Je ne veux pas annoncer un nombre artificiel de logements ni désigner des terrains avant d’avoir vérifié leur disponibilité, leur zonage, leur coût et leur financement. Dans les 100 premiers jours, je proposerai une Table logement Verdun–Île-des-Sœurs réunissant Québec, Montréal, les organismes et les acteurs de l’habitation. Dans les six premiers mois, elle devra publier l’inventaire des projets et terrains réalisables, avec une cible chiffrée de logements sociaux, coopératifs et abordables, en donnant une priorité aux logements familiaux de trois chambres et plus et aux ménages à faible revenu. Le suivi sera public : projet → financement → responsable → échéancier → résultat.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût?
Pour l’hiver 2026-2027, je demanderai dès le début du mandat un plan d’urgence conjoint entre Québec, Montréal, le réseau de la santé et les organismes du territoire. Il devra établir, dans les 30 premiers jours, le nombre réel de places manquantes dans le sud-ouest de Montréal et chiffrer les solutions comme les places temporaires et des modules chauffés avec sanitaires et ressources acceptant les animaux lorsque cela est possible. Je ne veux pas inventer aujourd’hui un nombre de places ou un coût sans ces données. Mon engagement est que les besoins, les coûts par place, les sources de financement et l’échéancier soient rendus publics rapidement, avec un suivi avant l’hiver.
3. Écoles
Des parents de L’Île-des-Sœurs réclament une école secondaire publique dans le secteur, pendant que d’autres, à Verdun même, décrivent des écoles vétustes. Le CSSMB constate par ailleurs une baisse globale de ses effectifs, mais très inégale d’un secteur à l’autre. Quels gestes précis poserez-vous au cours du mandat sur ces deux fronts — construction et rénovation des écoles — et dans quel ordre de priorité?
Je traiterai les deux dossiers en parallèle, avec en ordre de priorité la sécurité et salubrité des bâtiments existants; suivi par la capacité d’accueil et l’amélioration fonctionnelle. Pour L’Île-des-Sœurs, je demanderai au ministère de l’Éducation et au CSSMB de rendre publics, dans les 100 premiers jours, l’état du projet d’école secondaire, le site envisagé, la capacité, le budget et l’échéancier. Pour les écoles de Verdun, je demanderai un inventaire public des travaux prioritaires et un calendrier pluriannuel de rénovation. Je publierai ensuite un suivi régulier des décisions, des sommes autorisées et de l’avancement des travaux.
4. Aînés et maintien à domicile
Plusieurs personnes de Verdun nous ont écrit au sujet du maintien à domicile : accès à l’aide à domicile, financement du transport adapté, sécurité des trottoirs. Ces services sont aujourd’hui contingentés. Quel niveau de financement du soutien à domicile et du transport adapté défendrez-vous pour Verdun, et comment mesurerez-vous que l’offre a réellement augmenté?
Je défendrai une hausse du financement du soutien à domicile et du transport adapté fondée sur les besoins réellement non desservis à Verdun, plutôt qu’un montant arbitraire annoncé sans données locales. Je demanderai au réseau de la santé et aux responsables du transport de fixer des cibles annuelles publiques. Pour le soutien à domicile, je suivrai notamment le nombre de personnes desservies, les heures de service, le délai d’attente et les services annulés ou refusés. Pour le transport adapté : demandes, déplacements réalisés, retards et refus de service. L’objectif sera de démontrer chaque année, chiffres à l’appui, que l’accès s’améliore réellement.
5. Densification et pouvoir citoyen
L’approbation des projets immobiliers relève du municipal, mais c’est Québec qui fixe le cadre dans lequel les villes peuvent contourner le processus référendaire. À L’Île-des-Sœurs, plusieurs contestent des projets de densification en invoquant la saturation du REM et du réseau routier, et disent ne plus disposer de recours. Que ferez-vous à l’Assemblée nationale sur ce cadre légal, et qu’avez-vous l’intention de demander à la Ville de Montréal?
À l’Assemblée nationale, je proposerai que les mécanismes permettant de soustraire certains projets immobiliers au processus référendaire soient assortis de garanties minimales comme la consultation publique formelle, la publication des études d’impact et la justification écrite de la décision. Je ne veux pas opposer automatiquement densification et participation citoyenne; les deux doivent être conciliées. À la Ville de Montréal, je demanderai qu’avant les grands projets à Verdun–Île-des-Sœurs, soient rendues publiques les analyses de capacité du REM, du réseau routier, des écoles et des services collectifs, ainsi que les infrastructures nécessaires et leur calendrier de réalisation.
Normand Chouinard (Parti marxiste-léniniste du Québec)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement?
Cet été, la presse a annoncé qu’il y avait 25 000 logements vacants alors que la crise du logement persiste. Et pourtant le gouvernement n’a pas bougé ou encore ce qu’on entend encore ce sont des promesses et quelques miettes.
Le PMLQ s’oppose à ce mécanisme de promesses électorales sur le dos de la crise du logement que vivent les Québécois. Cela illustre la fraude du système électoral qui maintient les citoyens en position de spectateurs. Nous appelons au renouveau du processus politique pour moderniser ce système de gouvernance qui marginalise l’ensemble des citoyens, leurs demandes pour payer les riches, là l’argent se trouve rapidement. Il appelle à ce renouveau visant l’empouvoirement du peuple avec des mécanismes modernes qui garantira au peuple de décider.
Le FRAPRU existe depuis maintenant 50 ans et lutte depuis sa fondation pour le droit au logement. 50 ans plus tard, quel bilan tiré? Et on demande encore des promesses?
Tous les logements vacants devraient immédiatement être pris en charge par le gouvernement pour loger ceux qui n’ont pas de toit.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût?
La plus grande violence de la société est l’itinérance et celle-ci s’accroît. Les gens sont traités comme jetables. Cette demande éclate partout au Québec et il faut saluer la détermination des organismes communautaires et tous ceux qui œuvrent pour exiger les fonds nécessaires pour prendre soin de personnes en situation d’itinérance et qui exigent un toit pour tous. C’est le peuple qui doit prendre en main le budget du Québec pour mettre fin à la dilapidation des fonds publics pour servir des intérêts privés. Il s’assurerait que leurs richesses soient mises et utilisées pour résoudre les sérieux problèmes qu’il confronte, non seulement face à l’itinérance, mais sur toutes les questions qui touchent sa vie et son bien-être. Le PMLQ défend le programme d’arrêter de payer les riches, investir dans les programmes sociaux. Tant que la direction de l’économie, appuyée par les partis cartellisés de l’Assemblée nationale, est maintenue et organisée pour payer les riches, le problème de l’itinérance, du logement entre autres, ne pourra être résolu à la faveur du peuple.
3. Écoles
Des parents de L’Île-des-Sœurs réclament une école secondaire publique dans le secteur, pendant que d’autres, à Verdun même, décrivent des écoles vétustes. Le CSSMB constate par ailleurs une baisse globale de ses effectifs, mais très inégale d’un secteur à l’autre. Quels gestes précis poserez-vous au cours du mandat sur ces deux fronts — construction et rénovation des écoles — et dans quel ordre de priorité?
Nous appuyons totalement la demande des parents de L’Île-des-Sœurs. Ce n’est pas acceptable que les parents doivent quémander une école pour leurs enfants dans un Québec qu’on dit moderne et de démocratie représentative en mal total de renouveau.
Le PMLQ affirme tout d’abord que l’éducation est un droit humain fondamental qui est nié aujourd’hui. Toutes les mesures d’austérité et la privatisation de l’éducation à tous les niveaux sont en opposition à ce droit et à son affirmation. Le PMLQ lutte pour des investissements massifs en éducation, pour le financement des services dont le peuple a besoin pour son bien-être dans tous les domaines, à la hauteur de ses demandes, dont celles en éducation, et s’oppose à toutes ces mesures antisociales. C’est le peuple qui devrait gérer son argent dans les coffres de l’État. Nous nous opposons à ce que l’argent du peuple soit utilisé et détourné dans des stratagèmes pour payer les riches, pour la destruction sociale et naturelle au service d’intérêts privés étroits que ce soit en éducation, en santé, dans les programmes sociaux et autres secteurs de l’économie.
4. Aînés et maintien à domicile
Plusieurs personnes de Verdun nous ont écrit au sujet du maintien à domicile : accès à l’aide à domicile, financement du transport adapté, sécurité des trottoirs. Ces services sont aujourd’hui contingentés. Quel niveau de financement du soutien à domicile et du transport adapté défendrez-vous pour Verdun, et comment mesurerez-vous que l’offre a réellement augmenté?
Les aînés méritent toute l’attention et le respect de même que tous les services dont ils ont besoin pour vivre, pour participer et s’épanouir après avoir tant contribué à bâtir le Québec. Compter ses sous, subir les coupures et restrictions dans leurs fonds de pensions et de retraite, avoir à se limiter dans ses déplacements et vivre l’insécurité n’a pas sa place dans un Québec moderne. Et cette demande sera transformée en promesses pour obtenir des votes et le tout sera jeté à la poubelle le lendemain des élections.
Le PMLQ appelle tout le monde à rejeter ce système électoral frauduleux qui nous empêche de décider et nous exclut de tout pouvoir sur toutes les questions qui nous affectent. Nous disons : empouvoirons-nous. Œuvrons pour renouveler le processus fini qui est toujours la démocratie du roi.
5. Densification et pouvoir citoyen
L’approbation des projets immobiliers relève du municipal, mais c’est Québec qui fixe le cadre dans lequel les villes peuvent contourner le processus référendaire. À L’Île-des-Sœurs, plusieurs contestent des projets de densification en invoquant la saturation du REM et du réseau routier, et disent ne plus disposer de recours. Que ferez-vous à l’Assemblée nationale sur ce cadre légal, et qu’avez-vous l’intention de demander à la Ville de Montréal?
C’est une excellente chose que les citoyens parlent en leur propre nom, posent les problèmes sérieux et n’acceptent pas les manigances. C’est ce qui se passe depuis le début des élections sur de nombreuses questions : les méga-projets éoliens, le train à grande vitesse TGV Alto, Le communautaire à boutte, etc. Les questions de transport, du réseau routier se posent effectivement quand on parle de densification. Il y a plein d’obstacles à la réalisation des demandes du peuple en premier lieu avec le fait que nous sommes exclus de toute possibilité de décider. Tout a besoin de renouveau aujourd’hui et c’est la bataille de l’heure et j’invite les électeurs à poursuivre leurs actions, échanges et exigences, après l’élection.
Matthieu Deutté Brien (Climat Québec)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement?
Assez de discours de salons! Climat Québec va forcer l’État à reprendre le contrôle. Dans le sud-ouest, on ne promet pas de chiffres magiques inventés pour les élections : on exige que les terrains publics et les friches soient d’abord réservés au logement social et familial de 3 chambres et plus. Financement par la Caisse de dépôt détournée des lobbys et par une taxe sur la spéculation. On construit pour le peuple, pas pour les promoteurs. Le climat commande densifier intelligent, pas bétonner pour les riches.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût?
L’hiver qui vient, on n’attendra pas les études. Climat Québec financera immédiatement des modules chauffés avec sanitaires dans le sud-ouest, sur terrains publics, dès 2026-2027. Obligation légale d’accepter les animaux dans les logements subventionnés. On arrête de traiter les humains comme des déchets pendant que les lobbys s’empiffrent. L’État a les moyens ; il manque juste la volonté politique.
3. Écoles
Des parents de L’Île-des-Sœurs réclament une école secondaire publique dans le secteur, pendant que d’autres, à Verdun même, décrivent des écoles vétustes. Le CSSMB constate par ailleurs une baisse globale de ses effectifs, mais très inégale d’un secteur à l’autre. Quels gestes précis poserez-vous au cours du mandat sur ces deux fronts — construction et rénovation des écoles — et dans quel ordre de priorité?
Priorité absolue : rénover les écoles vétustes de Verdun avant de rêver. Ensuite, une école secondaire publique à L’Île-des-Sœurs si les effectifs le justifient. On arrête de laisser pourrir les bâtiments pendant qu’on construit des tours. L’État doit investir massivement dans le bien commun, pas dans les cadeaux aux promoteurs. Les enfants d’abord, les lobbys en dernier.
4. Aînés et maintien à domicile
Plusieurs personnes de Verdun nous ont écrit au sujet du maintien à domicile : accès à l’aide à domicile, financement du transport adapté, sécurité des trottoirs. Ces services sont aujourd’hui contingentés. Quel niveau de financement du soutien à domicile et du transport adapté défendrez-vous pour Verdun, et comment mesurerez-vous que l’offre a réellement augmenté?
On double le financement du soutien à domicile et du transport adapté à Verdun. On mesure par le nombre réel d’heures de services livrées et par la fin des listes d’attente. Les trottoirs sécurisés font partie du plan climat : mobilité active pour tous les âges. Assez de contingentement! L’État existe pour servir le peuple, pas pour rationner la dignité.
5. Densification et pouvoir citoyen
L’approbation des projets immobiliers relève du municipal, mais c’est Québec qui fixe le cadre dans lequel les villes peuvent contourner le processus référendaire. À L’Île-des-Sœurs, plusieurs contestent des projets de densification en invoquant la saturation du REM et du réseau routier, et disent ne plus disposer de recours. Que ferez-vous à l’Assemblée nationale sur ce cadre légal, et qu’avez-vous l’intention de demander à la Ville de Montréal?
À l’Assemblée, on abrogera les dispositions qui permettent de contourner les référendums. On rendra le processus démocratique obligatoire. On exigera de Montréal qu’elle refuse tout projet qui sature le REM et les routes sans plan de transport collectif gratuit et massif. Le peuple décide, pas les promoteurs et leurs avocats. La République du Québec se fera avec les citoyens, pas contre eux.
Antoine Dionne-Charest (Parti libéral du Québec)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement ?
Nous nous sommes engagés à ajouter 40 000 logements sociaux et abordables partout au Québec, autant par la construction de nouvelles unités que par l’acquisition d’immeubles existants.
À ce stade-ci, nous n’avons pas fixé de cibles locales précises. Il serait peu crédible de le faire sans d’abord écouter les organismes et les partenaires locaux, qui connaissent mieux que quiconque les besoins de leur communauté et les projets susceptibles de voir le jour.
Nous allons nous asseoir avec les autorités municipales, la Société d’habitation du Québec et les organismes de la circonscription afin de faire le point sur les terrains disponibles, les immeubles qui pourraient être acquis et les projets déjà en préparation. C’est sur cette base que nous pourrons établir une cible locale sérieuse.
Nous nous engageons à ce que le Grand Sud-Ouest reçoive sa juste part de ces investissements. Mais cette juste part ne doit pas se mesurer uniquement en nombre de logements; il faut aussi construire des unités suffisamment grandes et abordables pour les familles qui souhaitent rester dans leur quartier.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût ?
La meilleure façon de lutter contre l’itinérance demeure d’éviter que les gens se retrouvent à la rue. La prévention, c’est pouvoir agir dès qu’une personne commence à perdre pied, que ce soit en raison de problèmes de santé mentale, de dépendance, d’isolement ou de précarité financière.
Notre plan prévoit un investissement supplémentaire de 240 millions de dollars sur quatre ans pour renforcer la prévention, l’accompagnement et les services offerts aux personnes à risque ou en situation d’itinérance.
Des initiatives existent déjà à l’échelle locale. Et elles fonctionnent. Plutôt que de repartir à zéro, il faut donner à ceux qui les portent les moyens d’aller plus loin. Durant la campagne, nous avons amorcé le dialogue avec les élus d’arrondissement et certains organismes spécialisés.
Dès le début de notre mandat, nous devrons approfondir ces échanges afin de déterminer quelles mesures pourraient être mises en place dès l’hiver 2026-2027, notamment pour mieux répondre aux besoins pendant les périodes de grand froid et lever les obstacles qui empêchent certaines personnes d’avoir accès aux ressources existantes.
Le reste des questions n’ont pas été répondues par le candidat.
Manuel Johnson (Parti communiste du Québec)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement?
La crise de logement est devenue une véritable crise humanitaire, à Verdun comme partout à Montréal. Cette crise a deux causes : 1) des décennies de politiques néolibérales en matière d’habitation, y compris un désinvestissement important en matière de logement social; 2) la spéculation immobilière incontrôlée qui fait exploser les loyers et force les locataires à la rue. Aucune unité de HLM n’a été construite depuis 1994. Le Parti communiste du Québec ne fait pas de promesses vides que nous ne serons pas en mesure de réaliser. Nous ne sommes pas des magiciens, ni des illusionnistes. La seule chose que nous promettons est d’être les compagnons de lutte des locataires qui revendiquent un programme d’urgence de construction massive de logements sociaux, 100% public – financés, construits et gérés par le secteur public. Le financement doit venir des poches profondes des grandes entreprises. Nous voulons donc transférer le fardeau fiscal sur le dos des monopoles et spéculateurs, pour financer la construction de logement social.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût?
Alors que des campements de personnes en situation d’itinérance poussent comme des champignons aux quatre coins de la ville, 25 000 logements sont vides à Montréal. C’est inacceptable. Le Parti communiste du Québec revendique l’expropriation des logements vides pour loger les personnes en situation d’itinérance. Nous revendiquons également l’expropriation des immeubles mal entretenus par leurs propriétaires, ainsi que l’expropriation des grands monopoles immobiliers. Nous parlons des propriétaires comme Structures Métropolitaines, CapREIT, Hazelview, etc., qui traitent le logement comme une simple marchandise. Cela dit, il n’est pas suffisant de donner un logement à une personne en situation d’itinérance, car souvent cette condition est accompagnée d’autres problèmes. C’est pour cela que nous revendiquons une expansion des services publics et un monopole public sur les services publics. L’itinérance est exacerbée par le financement inadéquat des services publics. Il faut renverser la vapeur.
3. Écoles
Des parents de L’Île-des-Sœurs réclament une école secondaire publique dans le secteur, pendant que d’autres, à Verdun même, décrivent des écoles vétustes. Le CSSMB constate par ailleurs une baisse globale de ses effectifs, mais très inégale d’un secteur à l’autre. Quels gestes précis poserez-vous au cours du mandat sur ces deux fronts — construction et rénovation des écoles — et dans quel ordre de priorité?
Le premier axe de lutte dans notre programme électoral est la valorisation du travail. Ainsi, nous appuyons la lutte des travailleurs et travailleuses du secteur de l’éducation pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. L’éducation doit être gratuite et universelle, de la prématernelle au post-secondaire. L’éducation est un droit, un besoin humain fondamental. Une société qui se respecte ne laisse pas ses écoles tomber en ruine, elle ne laisse pas ses enseignants devoir gérer des classes surpeuplées, sans éducateurs spécialisés pour les enfants avec des besoins particuliers. Quand les communistes parlent d’une expansion de services publics, et un monopole public sur les services publics, cela veut dire arrêter de financer l’école à trois vitesses – pas de financement pour le privé! En augmentant le budget pour l’éducation de façon importante, nous pouvons remettre aux normes les écoles vétustes, et financer la construction des nouvelles partout où il y a besoin.
4. Aînés et maintien à domicile
Plusieurs personnes de Verdun nous ont écrit au sujet du maintien à domicile : accès à l’aide à domicile, financement du transport adapté, sécurité des trottoirs. Ces services sont aujourd’hui contingentés. Quel niveau de financement du soutien à domicile et du transport adapté défendrez-vous pour Verdun, et comment mesurerez-vous que l’offre a réellement augmenté?
Nos aînés doivent recevoir tout le respect et dignité qu’ils méritent en tant que bâtisseurs de notre Québec. Trop souvent, notre société capitaliste les traite comme des meubles usagés qu’on laisse sur le bord de la rue, car ils ne « servent plus à rien », c’est-à-dire, ils ne produisent plus de profits pour les grandes entreprises. Pour le Parti communiste, les RPA [résidences privées pour aînés] doivent être sorties du privé, et nationalisées. Le privé nous prive de services! Les loyers augmentent dans les RPA, et les services diminuent. L’expansion des services publics que nous préconisons inclut forcément de l’aide à domicile pour les aînés. En ce qui concerne le transport en commun, nous appuyons par ailleurs la lutte des travailleurs et travailleuses de transport contre le recours à la sous-traitance. Tandis que la présidente de la STM voit son salaire s’élever à 474 000$, les usagers du transport subissent les hausses de tarifs continuelles. Seul un système de transport public bien financé peut offrir l’accessibilité que les aînés en perte de mobilité requièrent.
5. Densification et pouvoir citoyen
L’approbation des projets immobiliers relève du municipal, mais c’est Québec qui fixe le cadre dans lequel les villes peuvent contourner le processus référendaire. À L’Île-des-Sœurs, plusieurs contestent des projets de densification en invoquant la saturation du REM et du réseau routier, et disent ne plus disposer de recours. Que ferez-vous à l’Assemblée nationale sur ce cadre légal, et qu’avez-vous l’intention de demander à la Ville de Montréal?
Le 5e axe de lutte et de rupture dans notre programme électoral est l’expansion de nos droits démocratiques. Nous appuyons donc les luttes pour donner plus de pouvoirs démocratiques aux travailleurs et travailleuses, aux quartiers et aux municipalités. Pour que les citoyens puissent se prononcer sur des enjeux locaux qui les concernent, tels que la densification, il faut démocratiser les institutions locales, il faut redonner le pouvoir aux citoyens. Un obstacle majeur est le financement des villes : n’ayant pas le pouvoir de taxation outre les taxes foncières, les villes dépendent des développements immobiliers pour augmenter leurs revenus. Les villes devraient avoir le pouvoir d’imposer les grandes entreprises qui opèrent dans leur territoire. Cela permettrait de tenir mieux compte des besoins des citoyens quand vient le temps d’analyser l’opportunité de développements immobiliers, ainsi que réduire le fardeau fiscal sur les particuliers, qui financent les villes avec les taxes foncières.
Marc-André Ouellette (Québec innovant)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement?
Le logement commence par une chose simple : écouter le terrain plutôt que gouverner à distance depuis Québec. À Verdun et dans Le Sud-Ouest, les projets déjà identifiés représentent environ 8 000 à 9 500 logements potentiels. Nous allons aider le municipal à atteindre son objectif de 20 à 30 % de logements hors marché. Cela représente environ 1 600 à 2 850 logements et il est crucial d’outiller les OBNL, coopératives ou fiducies pour qu’ils réussissent à atteindre ces cibles.
Parmi les exemples inspirants, l’Alliance des corporations d’habitations abordables du territoire du Québec (ACHAT) a étudié le modèle autrichien. Le Québec construit environ 2 000 logements communautaires par année, contre 17 000 en Autriche, malgré des populations comparables. Nous devons nous inspirer de ce qui fonctionne pour construire davantage et plus rapidement.
Donc Québec innovant veut que le gouvernement soit un facilitateur du travail des municipalités, des coopératives et des OBNL, en accélérant les projets grâce à une meilleure coordination et à moins de lourdeur administrative.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût?
L’itinérance est une crise humaine avant d’être une question comptable. Quand quelqu’un dort dehors en plein hiver, chaque jour d’inaction coûte plus cher à la société en interventions d’urgence, en soins de santé, en services policiers et, surtout, en souffrance humaine. Les organismes, les intervenants et les municipalités veulent un financement stable, indexé pour les refuges et les ressources d’urgence ainsi que pour la construction de logements sociaux et communautaires.
Québec innovant croit également qu’il faut dépolitiser l’enjeu de l’itinérance. Nous proposons au prochain gouvernement de tenir une commission transpartisane sur ce sujet critique.
Quant au nombre exact de places à financer dans le sud-ouest, notre engagement est de répondre aux besoins réels identifiés sur le terrain. Le coût de l’inaction est toujours plus élevé que celui d’une intervention rapide, humaine et efficace.
3. Écoles
Des parents de L’Île-des-Sœurs réclament une école secondaire publique dans le secteur, pendant que d’autres, à Verdun même, décrivent des écoles vétustes. Le CSSMB constate par ailleurs une baisse globale de ses effectifs, mais très inégale d’un secteur à l’autre. Quels gestes précis poserez-vous au cours du mandat sur ces deux fronts — construction et rénovation des écoles — et dans quel ordre de priorité?
Le besoin d’une école secondaire publique à L’Île-des-Sœurs n’est plus à démontrer. Avec une population en croissance et des centaines de jeunes qui doivent quitter l’île chaque jour pour étudier, il est difficile de comprendre pourquoi ce projet est toujours bloqué après tant d’années.
Ma priorité sera de travailler avec les citoyens, la coalition, le Centre de services scolaire et la Ville afin d’identifier les obstacles, les rendre publics et obtenir un engagement ferme du gouvernement pour accélérer sa réalisation.
Je souhaite aussi explorer des solutions innovantes inspirées de villes comme Melbourne, qui construit des écoles en hauteur lorsque l’espace est limité, ou Austin, qui intègre écoles, garderies et équipements collectifs dans un même milieu de vie.
En parallèle, les écoles vétustes de Verdun doivent être rénovées rapidement. Mais il faut aussi s’attaquer à la source du problème : les coûts de construction et de rénovation au Québec sont trop élevés. Nous devons revoir les règles, réduire les lourdeurs administratives et adopter les meilleures pratiques afin de construire plus vite, mieux et à moindre coût.
4. Aînés et maintien à domicile
Plusieurs personnes de Verdun nous ont écrit au sujet du maintien à domicile : accès à l’aide à domicile, financement du transport adapté, sécurité des trottoirs. Ces services sont aujourd’hui contingentés. Quel niveau de financement du soutien à domicile et du transport adapté défendrez-vous pour Verdun, et comment mesurerez-vous que l’offre a réellement augmenté?
Le maintien à domicile n’est pas seulement un choix humain, c’est aussi un choix économiquement responsable. Une place en hébergement de longue durée coûte beaucoup plus cher à l’État que des services permettant aux aînés de demeurer chez eux plus longtemps.
Je défendrai donc un renforcement des équipes de soutien à domicile des CLSC, notamment les préposés aux bénéficiaires, auxiliaires aux services de santé et travailleurs sociaux qui accompagnent les aînés au quotidien. Il faut également mieux soutenir les proches aidants par une bonification de l’aide financière.
5. Densification et pouvoir citoyen
L’approbation des projets immobiliers relève du municipal, mais c’est Québec qui fixe le cadre dans lequel les villes peuvent contourner le processus référendaire. À L’Île-des-Sœurs, plusieurs contestent des projets de densification en invoquant la saturation du REM et du réseau routier, et disent ne plus disposer de recours. Que ferez-vous à l’Assemblée nationale sur ce cadre légal, et qu’avez-vous l’intention de demander à la Ville de Montréal?
Le gouvernement est allé trop loin avec le projet de loi 31. Bien qu’il cherchait à accélérer la construction de logements et à réduire les blocages liés au phénomène du « pas dans ma cour », retirer des mécanismes de participation citoyenne sans réformer les processus de consultation était une approche mal avisée.
Il faut trouver un meilleur équilibre entre participation citoyenne en amont, recherche de consensus et exécution rapide des projets. À l’Assemblée nationale, je défendrai une réforme permettant aux citoyens d’être impliqués plus tôt, lorsque les projets peuvent encore être améliorés, plutôt que de les voir s’opposer en fin de parcours.
Je tiens à rappeler que Québec innovant préconise l’implantation d’assemblées locales. Si je suis élu, je vais rencontrer quatre fois par année les citoyens, la mairesse et les organismes afin d’assurer une reddition de comptes et de construire des positions communes. À la Ville de Montréal, je demanderai plus de transparence sur les impacts de la densification sur le REM, la circulation et les infrastructures locales afin que les citoyens deviennent de véritables partenaires des solutions.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
Abdur Rashid (Parti canadien du Québec)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement?
Notre modèle de logement vise à rendre à la fois la construction de nouveaux logements et la préservation des logements existants plus intéressantes. Un projet locatif qui réserve au moins 20 % de ses unités à des loyers abordables pendant 20 ans bénéficierait d’un allègement de taxe foncière de 100 % pendant les cinq premières années, puis de 40 % pendant les 15 années suivantes. L’abordabilité viserait les ménages gagnant jusqu’à 80 % du revenu médian de la région, et jusqu’à 100 % à Montréal. Notre scénario de planification vise également 68 000 mises en chantier par année au Québec et nous voulons verser aux municipalités un dividende de croissance de 5 000 $ pour chaque unité d’habitation complétée. Pour Verdun, toute cible précise devrait être fondée sur des sites identifiés et sur une évaluation réaliste du potentiel de développement. Nous commencerions par un inventaire public des terrains et projets admissibles avec la Ville et les partenaires du secteur de l’habitation, puis établirions une cible locale transparente en fonction de ce qui peut concrètement être réalisé.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût?
Notre plan de lutte contre l’itinérance vise d’abord à empêcher que des personnes se retrouvent de nouveau en situation d’itinérance à leur sortie de la protection de la jeunesse, d’un traitement en dépendance ou du système carcéral. Nous financerions un dépistage des risques avant la sortie, des logements de transition réservés, des suppléments de loyer immédiats, une aide pour les dépôts et les pièces d’identité, ainsi que la continuité des prestations. L’engagement provincial représente environ 105 millions de dollars par année et vise environ 10 500 personnes. Pour le sud-ouest de Montréal, toute cible précise concernant l’ajout de nouvelles places d’hébergement devrait reposer sur une évaluation claire des sites disponibles, de leur capacité et des organismes en mesure de les exploiter efficacement. Notre première priorité serait donc d’évaluer la capacité existante et de cerner les besoins immédiats, tout en déployant les logements de transition et les ressources d’urgence disponibles, y compris des installations pouvant accueillir les personnes accompagnées d’animaux.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
3. Écoles
Des parents de L’Île-des-Sœurs réclament une école secondaire publique dans le secteur, pendant que d’autres, à Verdun même, décrivent des écoles vétustes. Le CSSMB constate par ailleurs une baisse globale de ses effectifs, mais très inégale d’un secteur à l’autre. Quels gestes précis poserez-vous au cours du mandat sur ces deux fronts — construction et rénovation des écoles — et dans quel ordre de priorité?
L’éducation doit être axée sur la réussite des élèves, mais aussi sur une capacité physique suffisante pour répondre à la croissance de certains quartiers. Notre plateforme prévoit environ 336 millions de dollars par année pour la réussite scolaire, notamment le dépistage précoce des difficultés, des spécialistes en lecture, le tutorat, le soutien à l’assiduité, ainsi qu’un meilleur recrutement et un meilleur mentorat des enseignants, des programmes d’apprentissage et des parcours à double diplomation. Elle prévoit également le retour de conseils scolaires élus et davantage de choix éducatifs. La plateforme ne prévoit pas actuellement de budget précis pour la construction ou la rénovation d’écoles à Verdun ou à L’Île-des-Sœurs. Tout engagement en matière d’investissement devrait reposer sur une évaluation claire des besoins locaux. La première étape consisterait donc à obtenir des données à jour sur les inscriptions, l’état des bâtiments et la capacité des écoles, puis à utiliser ces données pour établir les priorités d’investissement du gouvernement du Québec.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
4. Aînés et maintien à domicile
Plusieurs personnes de Verdun nous ont écrit au sujet du maintien à domicile : accès à l’aide à domicile, financement du transport adapté, sécurité des trottoirs. Ces services sont aujourd’hui contingentés. Quel niveau de financement du soutien à domicile et du transport adapté défendrez-vous pour Verdun, et comment mesurerez-vous que l’offre a réellement augmenté?
Nous devrions mesurer le maintien à domicile selon une question simple : les aînés peuvent-ils réellement demeurer chez eux de façon sécuritaire et autonome? Notre plan de santé prévoit de 1,9 à 3,4 milliards de dollars par année en nouvelles dépenses de fonctionnement d’ici la quatrième année, avec une reconnaissance plus rapide des qualifications, davantage de groupes de médecine familiale interdisciplinaires et une reddition de comptes fondée sur l’accès, les délais d’attente et les résultats pour les patients. La plateforme ne prévoit pas actuellement d’enveloppe budgétaire distincte pour les soins à domicile ou le transport adapté à Verdun. Tout engagement financier précis devrait reposer sur une évaluation claire des besoins locaux et de la capacité actuelle des services.
Nous travaillerions avec le réseau de la santé, la Ville de Montréal et les fournisseurs de services locaux afin de cerner les lacunes en matière de soutien à domicile et de transport adapté, puis de publier des cibles mesurables concernant l’accès, les délais d’attente, le nombre d’heures de service disponibles et le nombre de personnes desservies.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
5. Densification et pouvoir citoyen
L’approbation des projets immobiliers relève du municipal, mais c’est Québec qui fixe le cadre dans lequel les villes peuvent contourner le processus référendaire. À L’Île-des-Sœurs, plusieurs contestent des projets de densification en invoquant la saturation du REM et du réseau routier, et disent ne plus disposer de recours. Que ferez-vous à l’Assemblée nationale sur ce cadre légal, et qu’avez-vous l’intention de demander à la Ville de Montréal?
Notre programme de logement vise explicitement à accroître la densification, parce qu’on ne peut pas régler la pénurie de logements en continuant à s’étendre indéfiniment vers l’extérieur. Nous voulons aussi donner aux municipalités un incitatif financier direct à poursuivre cette densification : notre dividende de croissance de 5 000 $ par unité d’habitation complétée serait versé à la municipalité. Les municipalités bénéficieraient ainsi directement de la réalisation de nouveaux logements et des infrastructures nécessaires pour accompagner cette croissance. À l’Assemblée nationale, nous demanderions des règles plus claires sur les situations où une modification de zonage doit faire l’objet d’un référendum et celles où une consultation publique transparente est suffisante, tout en maintenant une participation citoyenne réelle. Pour L’Île-des-Sœurs, nous demanderions à Montréal d’arrimer la nouvelle densité au REM et à la capacité réelle des routes, du transport collectif, des écoles, des réseaux d’eau, des parcs et des autres infrastructures.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
Victoria Shahsavar-Arshad (Parti vert du Québec)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement?
Le logement est une priorité majeure pour Verdun et L’Île-des-Sœurs. Je veux cependant être précise sur le rôle d’une députée : je ne peux pas, à moi seule, choisir un terrain municipal, délivrer un permis de construction ou garantir qu’un nombre déterminé de logements sera construit. Ces décisions exigent une collaboration entre Québec, la Ville de Montréal, l’arrondissement, la Société d’habitation du Québec, les coopératives et les organismes sans but lucratif. Mon engagement serait de travailler pour permettre la réalisation des nouveaux logements sociaux et abordables dans la circonscription au cours du prochain mandat, sous réserve de la disponibilité des terrains, des autorisations municipales et du financement des projets. Une part significative devrait être constituée de logements familiaux de trois chambres et plus. Nous ne pouvons pas parler de logement abordable tout en oubliant les familles avec deux ou trois enfants. Je demanderais d’abord un inventaire conjoint des terrains publics et des propriétés pouvant être transformées ou acquises à Verdun.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût?
L’itinérance est une urgence sociale qui exige à la fois une réponse immédiate pour l’hiver et une stratégie à long terme pour permettre aux personnes de sortir durablement de la rue. Pour le premier hiver du mandat, 2026-2027, je défendrais auprès du gouvernement du Québec le financement d’un minimum de 50 places supplémentaires d’hébergement dans le sud-ouest de Montréal, incluant Verdun. Mon objectif serait que les premières places soient disponibles dès novembre 2026, avant les grands froids, et que l’ensemble des 50 places soit accessible au plus tard en janvier 2027. Je favoriserais une combinaison de places d’urgence et de petites unités modulaires chauffées, équipées de sanitaires, de douches et d’espaces permettant aux intervenants communautaires et psychosociaux d’accompagner les personnes. Montréal utilise déjà des habitations modulaires avec accompagnement pouvant accueillir jusqu’à 30 personnes par site. Nous pouvons nous inspirer de cette expérience et l’adapter aux réalités du sud-ouest.
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3. Écoles
Des parents de L’Île-des-Sœurs réclament une école secondaire publique dans le secteur, pendant que d’autres, à Verdun même, décrivent des écoles vétustes. Le CSSMB constate par ailleurs une baisse globale de ses effectifs, mais très inégale d’un secteur à l’autre. Quels gestes précis poserez-vous au cours du mandat sur ces deux fronts — construction et rénovation des écoles — et dans quel ordre de priorité?
La question des écoles doit être abordée avec une vision à long terme, mais aussi avec des gestes concrets dès le début du mandat. Pour moi, il y a deux priorités complémentaires : répondre aux besoins futurs de L’Île-des-Sœurs et remettre à niveau les écoles existantes de Verdun. Première priorité : établir clairement le besoin d’une école secondaire publique à L’Île-des-Sœurs et faire avancer le dossier. Il faut tenir compte de la réalité particulière du secteur plutôt que de regarder uniquement la baisse globale des effectifs du CSSMB. Les données du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys montrent justement que les situations varient considérablement d’un quartier à l’autre. Pour les secteurs Île-des-Sœurs, Verdun-Est et Verdun-Ouest, les projections ministérielles utilisées par le CSSMB prévoyaient une augmentation du nombre de jeunes d’âge secondaire, de 1 635 en 2023-2024 à 1 979 en 2028-2029. Le projet d’une école à L’Île-des-Sœurs n’est d’ailleurs pas nouveau. Dès 2018, Québec avait réservé 2 millions de dollars pour étudier un projet comprenant 18 classes primaires et 1 000 places au secondaire.
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4. Aînés et maintien à domicile
Plusieurs personnes de Verdun nous ont écrit au sujet du maintien à domicile : accès à l’aide à domicile, financement du transport adapté, sécurité des trottoirs. Ces services sont aujourd’hui contingentés. Quel niveau de financement du soutien à domicile et du transport adapté défendrez-vous pour Verdun, et comment mesurerez-vous que l’offre a réellement augmenté?
Le maintien à domicile doit devenir une véritable priorité. Pour beaucoup d’aînés de Verdun et de L’Île-des-Sœurs, rester chez soi n’est pas seulement une préférence : c’est une question d’autonomie, de dignité et de qualité de vie. Cela peut également éviter ou retarder une hospitalisation ou une entrée en établissement. Comme députée, je ne pourrais pas décider seule d’un budget réservé à Verdun. Mon rôle serait de défendre auprès du gouvernement et de Santé Québec une augmentation suffisante et récurrente du financement du soutien à domicile, puis de m’assurer que notre territoire reçoive sa juste part en fonction des besoins réels de sa population. Le budget québécois 2026-2027 prévoit déjà une augmentation du financement du soutien à domicile; je demanderais que cette augmentation se traduise concrètement par davantage d’heures de services auprès des personnes. Je défendrais notamment une augmentation des services d’aide à domicile, des soins infirmiers, de l’ergothérapie, de l’aide à l’hygiène, de la préparation des repas et du répit pour les proches aidants.
La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.
5. Densification et pouvoir citoyen
L’approbation des projets immobiliers relève du municipal, mais c’est Québec qui fixe le cadre dans lequel les villes peuvent contourner le processus référendaire. À L’Île-des-Sœurs, plusieurs contestent des projets de densification en invoquant la saturation du REM et du réseau routier, et disent ne plus disposer de recours. Que ferez-vous à l’Assemblée nationale sur ce cadre légal, et qu’avez-vous l’intention de demander à la Ville de Montréal?
La densification est nécessaire dans une métropole qui connaît une crise du logement, mais elle ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie ni en retirant aux citoyens toute capacité réelle d’influencer les décisions qui transforment leur quartier. Il faut d’abord distinguer les responsabilités. L’approbation des projets immobiliers et le zonage relèvent principalement de la Ville et de l’arrondissement, mais c’est l’Assemblée nationale qui établit une grande partie du cadre légal. La Loi sur l’aménagement et l’urbanisme prévoit encore un processus d’approbation référendaire pour certaines modifications, notamment celles touchant les usages, la hauteur ou la densité. Toutefois, plusieurs exceptions permettent maintenant à des projets d’y échapper. À l’Assemblée nationale, je défendrais donc un réexamen de ces mécanismes d’exception. L’objectif ne serait pas de bloquer systématiquement la construction de logements, mais de trouver un meilleur équilibre entre la nécessité de construire et le droit des citoyens de participer aux décisions concernant leur milieu de vie.
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Alejandra Zaga Mendez, députée sortante (Québec solidaire)
1. Logement
Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement?
À Verdun, il y a un potentiel pour construire près de 700 logements sociaux dans les prochaines années. Québec solidaire s’engage à bonifier les programmes pour construire du logement social afin d’arriver à terme à ces projets. Cette cible inclut les quelque 250 unités déjà en construction ou en voie d’être approuvées, sur lesquelles j’ai collaboré en tant que députée, notamment la deuxième phase des Habitations Entre-deux-âges et un projet pour des personnes vulnérables. Pour y arriver, il faut aussi miser sur le parc locatif existant : acquérir et rénover des bâtiments pour les rendre accessibles, avec des organismes comme SOLIDES. Enfin, la crise du logement, ce n’est pas seulement une question d’offre : c’est aussi une question de dignité pour nos locataires. Québec solidaire propose de plafonner les hausses de loyer à l’inflation et de réformer le TAL pour mieux encadrer les grandes compagnies immobilières, comme Structures Métropolitaines à L’Île-des-Sœurs.
2. Itinérance
L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût?
Parmi les solutions concrètes, durant mon premier mandat, j’ai outillé nos organismes comme le TRAC en finançant l’acquisition d’une station mobile destinée aux personnes en situation d’itinérance. Dans cet esprit, avec Québec solidaire, on veut pallier le sous-financement structurel du communautaire, qui agit comme dernier rempart face à l’itinérance. Il faut aussi renforcer les ressources d’urgence : haltes-chaleur, hébergement et accompagnement psychosocial. À Verdun, je travaille déjà avec l’arrondissement et les organismes du quartier pour développer une ressource locale; je vais faire tout mon possible pour lui donner les moyens de voir le jour. Finalement, pour sortir les gens de la rue, un gouvernement solidaire investira 1,5 G$ pour créer 6 000 logements de transition avec accompagnement psychosocial, en plus de 135 M$ par année pour cet accompagnement.
3. Écoles
Des parents de L’Île-des-Sœurs réclament une école secondaire publique dans le secteur, pendant que d’autres, à Verdun même, décrivent des écoles vétustes. Le CSSMB constate par ailleurs une baisse globale de ses effectifs, mais très inégale d’un secteur à l’autre. Quels gestes précis poserez-vous au cours du mandat sur ces deux fronts — construction et rénovation des écoles — et dans quel ordre de priorité?
Il ne faut pas opposer rénovation et construction : il faut investir selon les besoins réels. À Verdun, plusieurs écoles ont des indices de vétusté élevés. Un gouvernement solidaire veut remettre nos écoles en bon état plutôt que de laisser la facture aux prochaines générations. Un gouvernement solidaire changera de cap sur le sous-financement en éducation et protégera les budgets de nos écoles contre l’austérité. À L’Île-des-Sœurs, le besoin d’une école secondaire publique est urgent. J’ai participé à la création d’une coalition de parents, d’élu·es et d’acteurs communautaires pour faire reconnaître ce besoin par le CSSMB. Les familles ont fait leurs devoirs. Maintenant, je vais m’assurer que le gouvernement, peu importe sa couleur, fasse les siens.
4. Aînés et maintien à domicile
Plusieurs personnes de Verdun nous ont écrit au sujet du maintien à domicile : accès à l’aide à domicile, financement du transport adapté, sécurité des trottoirs. Ces services sont aujourd’hui contingentés. Quel niveau de financement du soutien à domicile et du transport adapté défendrez-vous pour Verdun, et comment mesurerez-vous que l’offre a réellement augmenté?
Beaucoup de nos aîné·es sont locataires, et pour plusieurs, rester chez soi dans la dignité, c’est essentiel. J’ai travaillé avec des aîné·es de Verdun pour faire adopter une loi qui protège les personnes de 65 ans et plus à faible revenu contre certaines évictions. Mais je veux aller plus loin : il faut leur donner les soins et les services dont ils ont besoin pour rester chez eux. Un gouvernement solidaire donnera davantage de moyens à notre CLSC de Verdun, notamment pour l’aide à domicile, et investira 1,8 G$ dans de nouvelles embauches dans le réseau de la santé, ainsi que 800 M$ pour réparer les infrastructures de santé. Pendant mon mandat, et ce même dans les bancs de l’opposition, j’ai réussi à arracher un premier montant de 50 M$ pour des travaux d’urgence à l’hôpital Douglas, je m’engage maintenant à trouver l’argent pour un nouveau pavillon. Enfin, en transport, je continuerai de me battre pour rendre accessibles les trois stations de métro de Verdun et pour rétablir et bonifier les lignes d’autobus perdues à L’Île-des-Sœurs depuis la mise en place du REM.
5. Densification et pouvoir citoyen
L’approbation des projets immobiliers relève du municipal, mais c’est Québec qui fixe le cadre dans lequel les villes peuvent contourner le processus référendaire. À L’Île-des-Sœurs, plusieurs contestent des projets de densification en invoquant la saturation du REM et du réseau routier, et disent ne plus disposer de recours. Que ferez-vous à l’Assemblée nationale sur ce cadre légal, et qu’avez-vous l’intention de demander à la Ville de Montréal?
Avec Québec solidaire, je me suis opposée au PL22, qui a élargi les pouvoirs des municipalités en matière d’urbanisme, parce qu’il ne prévoyait pas de balises suffisantes. Une dérogation exceptionnelle peut se justifier en situation de crise, mais ne doit pas devenir un chèque en blanc pour contourner les règles d’urbanisme. En discutant avec les citoyens de L’Île-des-Sœurs, je vois bien qu’ils ne sont pas contre le développement. Mais ils réclament, à juste titre, une construction planifiée, cohérente avec les infrastructures, les services et la capacité d’accueil du secteur. Avec Québec solidaire, nous limiterons ces pouvoirs aux municipalités dont le taux d’inoccupation est inférieur à 3 %, ou aux projets de logement social et communautaire réellement abordable et hors marché.
Réponses non reçues
Au moment où ces lignes étaient écrites, les candidats et candidates Lucien Koty (Parti conservateur du Québec), Elena Kozynchenko (Parti québécois), Roseline Olory (Coalition avenir Québec) et Max Richard (Bloc pot) n’avaient pas répondu au questionnaire de Nouvelles d’Ici. Si vous êtes candidat ou candidate et souhaitez encore répondre au questionnaire, merci de contacter Théo Bou Eid à l’adresse theo@nouvellesdici.com.
Photo de couverture d’un bulletin de vote. Crédit photo : Nouvelles d’Ici + CANVA.
Déclaration d’usage responsable de l’intelligence artificielle : la fonction Cowork de Claude (Anthropic) a été utilisée pour mettre en page les réponses et identifier certaines coquilles dans les réponses des candidats avant que tout ne soit révisé et corrigé par notre journaliste.
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