Vote pour les élections municipales de Montréal 2021
Actualités Élections provinciales LaSalle Politique

Élections provinciales 2026 : réponses des candidat(e)s à vos questions pour la circonscription de Marguerite-Bourgeoys (LaSalle)

Avec la collaboration de Karine Joly.

À l’approche des élections provinciales du 5 octobre prochain, Nouvelles d’Ici a sondé son lectorat afin de recueillir des questions qu’il souhaitait poser aux candidats dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, qui correspond au territoire de LaSalle.

Voici les questions suivies de leurs réponses, par ordre alphabétique de leur nom de famille.

Les candidats et candidates devaient fournir des réponses de 1000 caractères maximum. Lorsque la limite était dépassée, Nouvelles d’Ici a écourté la réponse tout en conservant le début de celle-ci. Le dépassement de la limite de caractères a été toléré jusqu’à concurrence d’une phrase.

Bryan Gingras (Québec solidaire)

1. Logement

Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement ?

Nous souhaitons ajouter 50 000 unités de logement hors marché dans un premier mandat. La moitié de ce nombre serait de nouvelles constructions et l’autre moitié serait retirée du marché privé en employant des leviers fiscaux pour inciter les propriétaires à vendre leurs logements locatifs. Ces logements seraient répartis sur l’ensemble du territoire québécois, et je peux garantir que LaSalle aurait sa juste part pour faire face à la crise du logement. De plus, pour que la proposition de Québec solidaire réponde réellement aux besoins de la population, il est certain que ces unités hors marché incluraient des logements familiaux. Le véhicule de financement proposé pour cette mesure est un investissement annuel de 400 millions de dollars du gouvernement du Québec.

2. Itinérance

L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût ?

Il est temps de faire de l’itinérance une priorité nationale. C’est un phénomène complexe qui nécessite un travail de concert entre différents ministères, mais aussi avec les municipalités. LaSalle a été le premier arrondissement à se doter de son propre plan contre l’itinérance, et un gouvernement solidaire s’engage à appuyer les initiatives locales de ce genre.

Parmi les 50 000 logements mentionnés précédemment, nous incluons 6 000 unités de transition pour sortir de la rue les personnes itinérantes. Les coûts prévus pour ce plan sont de 1,5 milliard de dollars, avec 135 millions de dollars de plus pour un suivi psychosocial pour les personnes habitant ces logements. Nous nous engageons aussi à déposer un nouveau Plan d’action de lutte contre l’itinérance pour 2027-2032 et à doubler les sommes qui y seront consacrées. La lutte contre l’itinérance sera chapeautée par un superministre.

3. Desserte en transport collectif

Le transport collectif est l’une des priorités de notre lectorat laSallois, dans un secteur où l’offre structurante (métro, train, tramway) est limitée. Quelle amélioration de service vous engagez-vous à obtenir pour LaSalle au cours du mandat — fréquence, nouveaux axes, prolongements — et par quel mécanisme de financement ?

Je maintiens que les besoins en transport du Grand Sud-Ouest ne sont pas suffisamment présents dans le cadre de cette campagne. Au cours des quatre dernières années, le caucus solidaire a revendiqué avec succès la planification de deux stations additionnelles du REM dans l’arrondissement du Sud-Ouest, soit la station Griffintown–Bernard-Landry et la station du secteur Bridge-Bonaventure.

La première étape consiste à rendre publique l’étude de l’ARTM de 2021, longtemps demandée par les arrondissements du Grand Sud-Ouest. Par la suite, il sera possible de continuer le travail déjà fait et de reprendre les discussions pour un projet de transport en commun structurant pour le secteur. Québec solidaire prévoit des investissements de 230 millions de dollars pour l’entretien et la bonification des transports en commun. Ces sommes permettront de préparer le terrain pour la mise en place de ce projet qui desservira le Grand Sud-Ouest, incluant l’arrondissement de LaSalle.

4. Densification et capacité routière

Nombreux sont ceux qui pensent que le réseau routier de LaSalle est déjà saturé et qu’on y densifie sans prévoir les accès. Le zonage relève de la Ville, mais le réseau artériel et le financement du transport relèvent en partie de Québec. Comment comptez-vous faire en sorte que les autorisations de densification et la capacité de déplacement soient planifiées dans l’intérêt du plus grand nombre ?

Pour désengorger les autoroutes et les rues de LaSalle, il faut nécessairement réduire la dépendance à la voiture solo. Parmi les propositions de Québec solidaire qui abondent en ce sens, nous proposons de rendre le transport en commun gratuit pour les personnes âgées de 25 ans et moins ainsi que celles âgées de 65 ans et plus. Nous proposons également un crédit d’impôt de 20 % pour toute autre personne, pour favoriser l’utilisation du transport en commun. De plus, nous financerons les villes (et, par extension, les arrondissements) pour développer davantage leur offre de transport en commun (voir ma réponse à la question précédente). Nous prévoyons des investissements totalisant 23 milliards de dollars pour le transport en commun.

5. Intégration des personnes nouvellement arrivées

LaSalle accueille de nombreux nouveaux arrivants et arrivantes de première ou deuxième génération de différents continents dans le monde. Comment entendez-vous agir pour faciliter leur intégration sociale, économique, linguistique et culturelle au sein de la société québécoise ?

Le Québec a toujours été une terre d’accueil pour les nouveaux arrivants. Pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, nous rétablirons le PEQ (Programme de l’expérience québécoise), en plus de créer un nouveau PEQ-Régions pour encourager l’immigration vers les régions, où les besoins en main-d’œuvre sont plus grands. Nous misons également sur la francisation en milieu de travail. En apprenant la langue officielle du Québec, les nouveaux arrivants pourront plus facilement s’intégrer dans la mosaïque culturelle québécoise. Nous faciliterons également la reconnaissance des diplômes obtenus à l’international afin de faciliter leur accès au marché du travail. Finalement, nous mettrons fin aux permis de travail fermés qui augmentent la précarité et favorisent de potentiels abus de la part des employeurs, en les remplaçant par des permis ouverts.

Fang Hu (Parti accès propriété et équité)

1. Logement

Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement ?

Notre parti croit que, pour sortir de la pauvreté, il faut des maisons sur des lots de moins de 600 pi2 à 1200 pi2. La terre est la source de toute richesse incluant l’humain qui la travaille. La conjugaison de nos abondantes ressources avec le travail des gens qui viennent de partout au monde exige que nous soyons à la hauteur de toute la chance que nous avons ici. Les Premières Nations et toutes ces nations qui ont tant sacrifié avec l’arrivée de l’homme blanc méritent au moins que l’on redonne notre chance à l’humanité sous forme de ce que 8 personnes sur 10 veulent, soit la propriété privée. Nos cibles sont de densifier sous forme de maisons et de sortir du zonage en créant un index du potentiel de maisons pour tous. Un index qui servira une fiscalité qui neutralise la spéculation et favorise la productivité sans échappatoires telles que l’esclavage moderne. Dans Marguerite-Bourgeoys, il y a des terrains et en dehors de la circonscription il y en a encore davantage. N’ayant pas les données en main et surtout pas en fonction de l’index que nous désirons créer, je ne peux répondre spécifiquement.

La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.

2. Itinérance

L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût ?

La santé mentale et physique est liée à notre situation de logement. Si on est locataire, on a plus de chance d’aller mal que pour un propriétaire. Cela ne signifie pas non plus que l’on ne peut pas être parfaitement heureux et en santé en tant que locataire ni même qu’il faille obliger quiconque qui aime louer d’acheter. Simplement, il faut à un moment donné se dire les vraies affaires. L’itinérance augmente car l’effet domino de notre économie immobilière spéculative et rentière a réussi à décourager et à appauvrir les gens. L’itinérance c’est parfois des individus qui choisissent autrement que d’être à loyer. Face à cette crise humanitaire cependant il faut avoir honte et probablement investir des ressources simplement pour panser des blessures humaines évitables. Notre parti sera là pour dire haut et fort qu’il faut faire un virage dans notre aménagement, dans notre fiscalité et dans nos mentalités afin que cette crise de l’itinérance ne soit pas en vain.

3. Desserte en transport collectif

Le transport collectif est l’une des priorités de notre lectorat laSallois, dans un secteur où l’offre structurante (métro, train, tramway) est limitée. Quelle amélioration de service vous engagez-vous à obtenir pour LaSalle au cours du mandat — fréquence, nouveaux axes, prolongements — et par quel mécanisme de financement ?

Notre parti croit au transport collectif léger par bus. Nous croyons aussi qu’il faille soulager la congestion dans les autobus notamment sur Newman aux heures de pointe. Cela dit, nous ne sommes pas en mesure d’avoir une connaissance suffisante des solutions sur ce plan pour avancer des idées spécifiques. Si les 35% de locataires qui veulent une propriété peuvent y accéder par une construction massive de maisons pour tous, cela pourrait réduire la pression sur le transport en commun aux heures de pointe dans des zones achalandées de Montréal comme à LaSalle.

4. Densification et capacité routière

Nombreux sont ceux qui pensent que le réseau routier de LaSalle est déjà saturé et qu’on y densifie sans prévoir les accès. Le zonage relève de la Ville, mais le réseau artériel et le financement du transport relèvent en partie de Québec. Comment comptez-vous faire en sorte que les autorisations de densification et la capacité de déplacement soient planifiées dans l’intérêt du plus grand nombre ?

Je crois que nous sommes dans une surdensification dans des circonscriptions comme LaSalle alors que la sous-densification, exemple des Laurentides proche de Montréal, est aussi un gaspillage de potentiel. Notre parti s’engage à donner une perspective nouvelle et à détruire le mur de faible densité qui s’érige en 2e et 3e couronne qui réduit le potentiel de maison pour tous dans l’actuel et l’avenir. Le temps de déplacement est plus court en voiture qu’en transport collectif malgré le trafic. Il faut explorer comment réduire l’usage de la voiture sans la rendre exclusive aux plus nantis. Dans beaucoup de nouveaux projets, on a 80% des unités pour lesquelles il n’y a aucun stationnement. C’est inacceptable et irréaliste et surtout pas nécessaire si l’on a une densification optimale qui intègre la volonté de 8 personnes sur 10 d’être propriétaire. Des maisons en bois sur des lots de 600pi2 en rangées avec ruelles vertes piétonnes et cyclables pour que les enfants jouent autrement que dans la rue, c’est bien plus économique, écologique que les structures complexes et cela doit arriver en démocratie.

5. Intégration des personnes nouvellement arrivées

LaSalle accueille de nombreux nouveaux arrivants et arrivantes de première ou deuxième génération de différents continents dans le monde. Comment entendez-vous agir pour faciliter leur intégration sociale, économique, linguistique et culturelle au sein de la société québécoise ?

Il faut bâtir un Québec qui respecte les volontés des gens tout en renforçant le français. Il me semble que d’avoir une société qui permet aux gens de tout type de revenu d’avoir accès à l’épargne forcée d’une maison est un défi que nous avons le privilège et l’obligation morale de réaliser. Respecter l’espace de chacun et chacune permettra d’avoir plus d’espace pour l’échange linguistique et culturel.

Sam Kühn (Parti vert du Québec)

1. Logement

Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement ?

Expansion massive du logement social

Le Parti vert du Québec propose la construction de 50 000 logements sociaux par année pour remédier à la crise du logement et réduire la dépendance au marché privé. Ces logements devront être publics, coopératifs ou communautaires, et les loyers devront être véritablement abordables et adaptés au revenu des ménages.

La priorité sera accordée aux personnes et aux familles à faible revenu, aux aînés, aux personnes handicapées, aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, aux femmes fuyant la violence, aux jeunes vulnérables et aux personnes en situation d’itinérance.

Un gouvernement vert financera également la rénovation, l’adaptation et la construction de logements sociaux dans les communautés autochtones afin d’assurer des logements sains et sécuritaires adaptés aux besoins des résidents.

2. Itinérance

L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût ?

Mettre fin à l’itinérance

Le Parti vert du Québec croit que personne ne devrait être forcé de vivre dans la rue. L’itinérance n’est pas un échec individuel, mais le résultat de la pauvreté, de la crise du logement, des problèmes de santé mentale et de toxicomanie, et de l’insuffisance des services sociaux. Nous proposons de reconnaître le logement comme un droit fondamental exécutoire. Toute personne sans logement convenable pourrait faire valoir ce droit devant les tribunaux et obtenir une ordonnance obligeant le gouvernement à lui fournir, au minimum, un logement sûr et fermé avec accès à des installations sanitaires et à une cuisine partagée.

Pour prévenir et réduire l’itinérance, le Parti vert instaurera un revenu minimum garanti, construira 50 000 logements sociaux par année et protégera le parc existant de maisons de chambres tout en encourageant la création de nouveaux logements. Nous augmenterons également le nombre de travailleurs sociaux et investirons dans les services locaux liés à la santé mentale, à la toxicomanie, à la violence et au soutien aux personnes marginalisées.

La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.

3. Desserte en transport collectif

Le transport collectif est l’une des priorités de notre lectorat laSallois, dans un secteur où l’offre structurante (métro, train, tramway) est limitée. Quelle amélioration de service vous engagez-vous à obtenir pour LaSalle au cours du mandat — fréquence, nouveaux axes, prolongements — et par quel mécanisme de financement ?

Le Parti vert du Québec propose de rendre le transport en commun plus rapide, plus confortable, plus efficace et plus abordable que l’automobile. Pour ce faire, nous proposons un agrandissement massif du réseau combiné à la gratuité des transports.

La gratuité du transport en commun constituera une mesure incitative financière importante visant à accroître l’achalandage. Cette hausse d’utilisation permettra aux sociétés de transport d’augmenter la fréquence des services, améliorant ainsi la rapidité et l’efficacité du système. Ce passage au transport en commun profitera à tous les Québécois, qui pourront respirer un air plus pur, passer moins de temps dans les embouteillages, économiser sur l’achat et l’entretien d’un véhicule et contribuer à la lutte contre les changements climatiques.

Ce changement de société sera financé principalement par une taxe carbone appliquée à l’essence, ainsi que par des mesures visant à décourager l’achat de véhicules énergivores.

Un gouvernement vert améliorerait la qualité du transport et faciliterait les déplacements quotidiens.

La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.

4. Densification et capacité routière

Nombreux sont ceux qui pensent que le réseau routier de LaSalle est déjà saturé et qu’on y densifie sans prévoir les accès. Le zonage relève de la Ville, mais le réseau artériel et le financement du transport relèvent en partie de Québec. Comment comptez-vous faire en sorte que les autorisations de densification et la capacité de déplacement soient planifiées dans l’intérêt du plus grand nombre ?

Décroissance juste et équitable pour le secteur de l’automobile

Au Québec, le secteur des transports demeure la principale source d’émissions de gaz à effet de serre (GES), représentant 44,8 % du total en 2023. Le transport routier à lui seul représente 33,4 % des émissions totales.

Les véhicules électriques sont moins polluants à l’usage que les véhicules à essence, mais leur production exige des ressources considérables et engendre des impacts environnementaux, notamment liés à l’extraction minière, à la consommation d’eau, à la protection des écosystèmes et à la gestion des batteries et des véhicules en fin de vie.

Zones piétonnes dans les grandes villes et leurs centres-villes

Obliger les 30 plus grandes villes du Québec à établir des zones piétonnes au cœur de leurs centres-villes. Les villes auraient accès à d’importantes subventions provinciales pour développer des infrastructures favorisant les piétons et les modes de transport actifs.

5. Intégration des personnes nouvellement arrivées

LaSalle accueille de nombreux nouveaux arrivants et arrivantes de première ou deuxième génération de différents continents dans le monde. Comment entendez-vous agir pour faciliter leur intégration sociale, économique, linguistique et culturelle au sein de la société québécoise ?

Nous allons considérablement renforcer le soutien à l’intégration linguistique et culturelle des nouveaux arrivants, notamment par des cours de langue et une procédure accélérée de reconnaissance des qualifications étrangères, comme les diplômes d’enseignement et de soins infirmiers. Le Parti vert du Québec abolira l’interdiction du hidjab, permettant ainsi aux nouveaux arrivants de s’intégrer pleinement et de prospérer dans la société québécoise.

Michel Leblanc (Parti libéral du Québec)

1. Logement

Le logement abordable ou le logement social figurent parmi les priorités des lecteurs et lectrices de Nouvelles d’Ici, et plusieurs réclament spécifiquement des logements familiaux de trois chambres et plus. Au-delà des cibles provinciales de votre parti : combien de logements sociaux et abordables vous engagez-vous à faire livrer dans cette circonscription d’ici la fin du prochain mandat, sur quels terrains et avec quel véhicule de financement ?

Nous nous sommes engagés à ajouter 40 000 logements sociaux et abordables partout au Québec, autant par la construction de nouvelles unités que par l’acquisition d’immeubles existants.

À ce stade-ci, nous n’avons pas fixé de cibles locales précises. Il serait peu crédible de le faire sans d’abord écouter les organismes et les partenaires locaux, qui connaissent mieux que quiconque les besoins de leur communauté et les projets susceptibles de voir le jour.

Nous allons nous asseoir avec les autorités municipales, la Société d’habitation du Québec et les organismes de la circonscription afin de faire le point sur les terrains disponibles, les immeubles qui pourraient être acquis et les projets déjà en préparation. C’est sur cette base que nous pourrons établir une cible locale sérieuse.

Nous nous engageons à ce que le Grand Sud-Ouest reçoive sa juste part de ces investissements. Mais cette juste part ne doit pas se mesurer uniquement en nombre de logements; il faut aussi construire des unités suffisamment grandes et abordables pour les familles qui souhaitent rester dans leur quartier.

2. Itinérance

L’itinérance est le deuxième enjeu le plus cité par notre lectorat. Certaines propositions reçues sont très concrètes : des modules chauffés dotés de sanitaires pour l’hiver, ou l’obligation pour les logements d’accepter les animaux de compagnie, ce qui exclut aujourd’hui une partie des personnes dans les campements. Quelles places d’hébergement supplémentaires financerez-vous dans le sud-ouest de l’île dès le premier hiver du mandat (2026-2027), selon quel échéancier et à quel coût ?

La meilleure façon de lutter contre l’itinérance demeure d’éviter que les gens se retrouvent à la rue. La prévention, c’est pouvoir agir dès qu’une personne commence à perdre pied, que ce soit en raison de problèmes de santé mentale, de dépendance, d’isolement ou de précarité financière.

Notre plan prévoit un investissement supplémentaire de 240 millions de dollars sur quatre ans pour renforcer la prévention, l’accompagnement et les services offerts aux personnes à risque ou en situation d’itinérance.

Des initiatives existent déjà à l’échelle locale. Et elles fonctionnent. Plutôt que de repartir à zéro, il faut donner à ceux qui les portent les moyens d’aller plus loin. Durant la campagne, nous avons amorcé le dialogue avec les élus d’arrondissement et certains organismes spécialisés.

Dès le début de notre mandat, nous devrons approfondir ces échanges afin de déterminer quelles mesures pourraient être mises en place dès l’hiver 2026-2027, notamment pour mieux répondre aux besoins pendant les périodes de grand froid et lever les obstacles qui empêchent certaines personnes d’avoir accès aux ressources existantes.

3. Desserte en transport collectif

Le transport collectif est l’une des priorités de notre lectorat laSallois, dans un secteur où l’offre structurante (métro, train, tramway) est limitée. Quelle amélioration de service vous engagez-vous à obtenir pour LaSalle au cours du mandat — fréquence, nouveaux axes, prolongements — et par quel mécanisme de financement ?

Bien que les besoins varient d’un quartier à l’autre, les gens du Grand Sud-Ouest nous parlent souvent des mêmes enjeux : la fréquence des autobus, la fiabilité et la fluidité des déplacements, les correspondances vers les stations de métro et le service le soir et la fin de semaine.

Une fois élus, nous devrons regarder ce qu’on peut améliorer dans le réseau actuel, tout en réfléchissant aux besoins futurs. À court terme, on pourrait examiner la possibilité de revoir certains trajets d’autobus, d’améliorer les correspondances ou d’aménager des voies réservées sur les axes principaux. À plus long terme, il faudra regarder comment on peut mieux relier les quartiers du Grand Sud-Ouest entre eux et aux autres secteurs de la ville.

Pour y arriver, il faudra s’asseoir avec l’ARTM, la STM et les élus municipaux, leur présenter ce qu’on entend sur le terrain et regarder ensemble ce qui est possible, à quel coût et dans quels délais. C’est aussi à cette étape qu’on pourra déterminer comment financer les solutions retenues.

La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.

4. Densification et capacité routière

Nombreux sont ceux qui pensent que le réseau routier de LaSalle est déjà saturé et qu’on y densifie sans prévoir les accès. Le zonage relève de la Ville, mais le réseau artériel et le financement du transport relèvent en partie de Québec. Comment comptez-vous faire en sorte que les autorisations de densification et la capacité de déplacement soient planifiées dans l’intérêt du plus grand nombre ?

On ne peut pas autoriser la construction de centaines, voire de milliers de logements, puis se demander, après coup, comment les gens vont se déplacer. Il faut évaluer dès le départ la pression qu’un projet exercera sur les transports, les réseaux d’aqueduc et d’égout, les écoles et les autres services, puis prévoir les investissements requis.

En portant de 4,4 % à 8 % la part du PQI consacrée aux infrastructures municipales, nous leur donnerons davantage de moyens pour adapter leurs infrastructures au rythme de leur croissance.

Nous simplifierons aussi l’accès au financement. Les municipalités pourront présenter leurs projets dès qu’ils seront prêts, sans attendre une période fixée par Québec. Ces changements leur donneront plus de latitude pour planifier leurs investissements en fonction de la croissance prévue sur leur territoire.

5. Intégration des personnes nouvellement arrivées

LaSalle accueille de nombreux nouveaux arrivants et arrivantes de première ou deuxième génération de différents continents dans le monde. Comment entendez-vous agir pour faciliter leur intégration sociale, économique, linguistique et culturelle au sein de la société québécoise ?

L’intégration des nouveaux arrivants ne se résume pas à leur demander d’apprendre une langue et de se débrouiller ensuite. Bien sûr, le Québec est en droit de s’attendre à ce qu’ils apprennent le français, comprennent notre culture et participent activement à la vie collective, mais en retour, nous avons la responsabilité de leur donner une véritable chance d’y arriver.

Ça commence par un meilleur accès aux cours de français. Notre plan prévoit 138,41 millions de dollars supplémentaires sur quatre ans pour réduire à six semaines les délais d’accès à la francisation et bonifier les services en milieu de travail.

Nous allons aussi multiplier les programmes de jumelage avec les chambres de commerce. Ils leur permettront de mieux comprendre le marché du travail québécois, de rencontrer des employeurs et de se bâtir un réseau.

Nous rétablirons aussi le PEQ parce que quelqu’un qui a étudié ou travaillé au Québec, appris le français et contribué à notre société doit avoir la possibilité d’y bâtir son avenir.

La réponse a été coupée pour qu’elle respecte la limite de caractères fixée par Nouvelles d’Ici.

Réponses non reçues

Au moment où ces lignes étaient écrites, les candidats Adam Ahmad (Coalition avenir Québec), Luc Côté (Parti québécois) et Sean Ross (Parti conservateur du Québec) n’avaient pas répondu au questionnaire de Nouvelles d’Ici. Si vous êtes candidat et souhaitez encore répondre au questionnaire, merci de contacter Théo Bou Eid à l’adresse theo@nouvellesdici.com.

Photo de couverture d’un bulletin de vote. Crédit photo : Nouvelles d’Ici + CANVA.
Déclaration d’usage responsable de l’intelligence artificielle : la fonction Cowork de Claude (Anthropic) a été utilisée pour mettre en page les réponses et identifier certaines coquilles dans les réponses des candidats avant que tout ne soit révisé et corrigé par notre journaliste.


Dernières nouvelles d’ici


L’information locale, c’est important pour vous ?

Saviez-vous que vous pouvez vous impliquer dans ce journal numérique 100% local, à but non lucratif et indépendant qui a rejoint 220 801 lectrices et lecteurs en 2025.
Rejoignez notre équipe pour couvrir l’actualité locale de LaSalle, Lachine, Verdun et du Sud-Ouest ou si vous avez une entreprise, un commerce ou un organisme, devenez un Partenaire d’Ici pour vous faire connaître des milliers de personnes qui nous lisent chaque semaine tout en aidant à assurer la viabilité de notre journal à but non lucratif.

Théo Bou Eid
Résident de Verdun depuis 2021 et diplômé du baccalauréat en journalisme de l’UQAM, Théo Bou Eid couvre l'actualité locale pour Nouvelles d'Ici. Il a collaboré en tant que reporter avec le journal Montréal Campus et la station de radio CHOQ.ca. Il a aussi été correcteur d’articles pour le magazine L’Apostrophe. Le journalisme était le choix de carrière évident pour lui, curieux de nature et passionné d’écriture. Théo suit également des cours de piano classique à la Coopérative des professeurs de musique de Montréal, et rêve de se produire sur scène avec un orchestre.