Pour une sixième année consécutive, le mois de l’économie sociale au Québec vise à promouvoir l’entrepreneuriat collectif, un secteur économique important à Lachine, LaSalle, Verdun et dans Le Sud-Ouest.
C’est le Chantier de l’économie sociale, une organisation œuvrant pour le développement de l’entrepreneuriat collectif, qui a créé cet événement en collaboration avec les 22 pôles d’économie sociale de la province. Le pôle montréalais est le Conseil d’économie sociale de l’île de Montréal (CESIM).
En entrevue avec Nouvelles d’Ici, Anyle Côté, directrice générale du CESIM, explique que le mois de l’économie sociale sert à mettre en valeur cette façon d’entreprendre, parce qu’elle « fait partie de notre quotidien, puis on ne s’en rend pas compte ». Elle ajoute que les entreprises d’économie sociale sont partout autour de nous.
« On pense que l’économie sociale, c’est marginal, [mais] on côtoie tous les jours les centres de la petite enfance (CPE), [qui] sont des entreprises d’économie sociale, soutient Mme Côté. Les médias communautaires sont des entreprises d’économie sociale, la plupart des organismes culturels [le sont aussi]. »
Qu’est-ce qu’une entreprise d’économie sociale ?
Mme Côté explique que l’économie sociale est « très, très vaste », mais qu’il y a des caractéristiques importantes qui distinguent ses entreprises dites « collectives ». Ce sont des organismes à but non lucratif (OBNL) ou des coopératives « qui ont une activité économique ».
Elles ont une « gouvernance démocratique, avec un conseil d’administration » et elles gèrent les surplus d’une manière différente des autres entreprises. Chez ces dernières, les profits générés retournent aux actionnaires, tandis que les surplus d’une entreprise d’économie sociale sont « réinvestis dans [s]a mission ou dans [s]a communauté ».
Selon le site web officiel du Mois de l’économie sociale, les entreprises collectives québécoises génèrent 47,8 milliards $ en une année. De ce montant, Mme Côté précise que les 3120 entreprises de l’Île de Montréal totalisent 14 milliards de dollars.
Lachine, LaSalle, Verdun et Le Sud-Ouest : « terreau fertile » pour l’économie sociale
Mme Côté souligne que les arrondissements du sud-ouest de l’Île de Montréal sont un « terreau fertile » pour le développement des entreprises collectives. Elle nomme entre autres le Bâtiment 7, à Pointe-Saint-Charles, un « lieu de rassemblement populaire et autogéré », selon son site web, comprenant des ateliers, une épicerie à but non lucratif et une microbrasserie.
Il y a aussi Bâtir son quartier, qui « coordonne la réalisation de projets immobiliers communautaires ou sociaux » et Formétal, également à Pointe-Saint-Charles, qui offre un service d’insertion socioprofessionnelle en formant des personnes en fabrication de pièces métalliques.
Mme Côté nomme aussi le Groupe Paradoxe, qui gère notamment le Théâtre Paradoxe, l’École de cirque de Verdun et le Regroupement de Lachine, qui comprend des organismes comme le Groupe de recommandations et d’actions pour un meilleur environnement (GRAME). À LaSalle, les médias locaux Nouvelles d’Ici et la radio communautaire CKVL-FM sont des exemples d’entreprises d’économie sociale.
La photo en haut de cet article du Bâtiment 7 a été prise par Nouri Nesrouche.
Dernières nouvelles d’ici
- Grue LaSalle-Coke illuminée et revalorisée pour les 200 ans du canal de Lachine
- Conseil de Verdun (1er septembre): demande d’engagement ferme pour une école secondaire à l’IDS, demandes pour les candidats et candidates aux élections et entraves annoncées pour le championnat mondial de cyclisme
- Après Verdun et Le Sud-Ouest, LaSalle lance une consultation sur son futur Plan local de développement d’une communauté nourricière
L’information locale, c’est important pour vous ?
Saviez-vous que vous pouvez vous impliquer dans ce journal numérique 100% local, à but non lucratif et indépendant qui a rejoint 220 801 lectrices et lecteurs en 2025.
Rejoignez notre équipe pour couvrir l’actualité locale de LaSalle, Lachine, Verdun et du Sud-Ouest ou si vous avez une entreprise, un commerce ou un organisme, devenez un Partenaire d’Ici pour vous faire connaître des milliers de personnes qui nous lisent chaque semaine tout en aidant à assurer la viabilité de notre journal à but non lucratif.



