Une affiche informe les usagers de la restriction du service au métro Place-Saint-Henri (8 novembre 2025) Crédit photo : Clarence Bayet
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Dans Le Sud-Ouest, la grève à la STM se fait sentir

Clarence Bayet a mené les entrevues pour cet article.

Le 1er novembre dernier, les 2400 employés et employées des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont amorcé une grève, prévue pour durer un mois, qui s’est finalement poursuivie jusqu’au 12 novembre. Nouvelles d’Ici a voulu connaître l’impact de cette grève sur les citoyens et citoyennes de chacun des arrondissements du sud-ouest de Montréal.

Les 4500 chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et agents de station ont eux aussi débrayé le 1er novembre, et devraient le faire encore les 15 et 16 novembre prochains. Aucun service n’est prévu.

Dans Le Sud-Ouest, Nouvelles d’Ici a parlé à quatre citoyens et citoyennes avant la suspension de la grève le 12 novembre dernier. Pour Élise Harvey, la grève des employés d’entretien n’a pas eu trop d’impact.

« C’est sûr qu’il faut jouer un peu avec nos horaires, mais il n’y a rien de dramatique, vu qu’ils sont quand même forcés de servir les heures de pointe », explique-t-elle.

Mme Harvey travaille dans un hôpital où plusieurs de ses collègues ont des horaires de travail atypiques. Dans leur cas, elle admet que la grève a pu avoir des « inconvénients », mais dit qu’il est « important de montrer de la solidarité » avec les travailleurs de la STM.

« Ils ne se battent pas juste pour des augmentations salariales, mais aussi pour préserver le service de la STM et empêcher la sous-traitance », mentionne-t-elle.

Jesus Cortez vit dans l’arrondissement de Saint-Laurent, mais visitait des amis dans Le Sud-Ouest lorsque Nouvelles d’Ici l’a rencontré. Il prévoyait de dormir chez ses amis ce soir-là et de retourner chez lui le lendemain. « Ça va être trop compliqué sinon de s’organiser pour repartir avec les derniers métros. »

Hakim, patron d’une friperie sur la rue Notre-Dame Ouest a confié que la grève avait eu un impact négatif sur son entreprise.

« Normalement, en fin de semaine, c’est plus rempli qu’aujourd’hui. Ça a été trop calme aujourd’hui et même en semaine, ça a été la même chose. »

Hakim a cependant soutenu que les employés de la STM ont « le droit de se faire entendre ».

Quant à Fabien, résident du Sud-Ouest, la grève a eu peu d’impact, car son employeur a adapté ses horaires de travail en fonction des heures de service de la STM. Il avoue que « c’est plus compliqué » lorsqu’il faut planifier des sorties, comme pour aller voir ses amis ou aller magasiner.

Certaines personnes interviewées pour cet article ont préféré que Nouvelles d’Ici n’utilise pas leur nom de famille.

La photo en haut de cet article a été prise par Clarence Bayet le 8 novembre 2025.


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Jasper Bleho-Levacher, Initiative de journalisme local
Originaire des Laurentides et maintenant résident de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Jasper est un récent diplômé du programme de journalisme à l’Université Concordia, où il a aussi étudié l’anthropologie. Il a notamment écrit pour Global News ainsi que pour la section francophone du journal étudiant The Concordian. Lorsqu’il ne fait pas de journalisme, Jasper aime faire du backpacking ou apprendre des langues étrangères. Il est fier de travailler pour Nouvelles d’Ici et dans le sud-ouest de l’île de Montréal.