Une fois inscrits auprès de la Maison de l’environnement de Verdun (MEV), les citoyennes et citoyens peuvent se fournir gratuitement en compost prêt à l’emploi dans des bacs installés à six endroits différents de Verdun. Dans d’autres bacs prévus à cet effet, il est également possible de déposer ses résidus alimentaires et autres matières organiques.
6 composteurs communautaires à Verdun
Les six composteurs communautaires se trouvent au parc Poirier, aux stationnements du Centre communautaire Marcel-Giroux et de la mairie d’arrondissement de Verdun, à l’allée des Brises-du-Fleuve, au parc de la Fontaine et au parc Sutherland-Sackville-Bain. Chacun de ces sites comporte trois bacs : un dédié au dépôt des matières compostables, un autre à l’usage exclusif de la MEV pour le compost en maturation et un dernier pour le compost prêt à utiliser.
Selon Daniel Montenegro, employé de la MEV, les composteurs communautaires sont particulièrement utiles pour les ménages plus nombreux et pour qui la collecte hebdomadaire ne suffit pas. « Il y a des maisons qui produisent plus de matières organiques. Parfois, c’est plus difficile à gérer. On a parfois des mauvaises odeurs ou des insectes », explique M. Montenegro.
De plus, ce compost est produit localement. Ce qui distingue donc ce compost, d’après lui, c’est qu’il s’agit d’un produit traçable. Les impacts environnementaux liés au transport sont réduits. « Si on achète [du compost] dans un magasin, en général, ça vient dans son sac en plastique. On va générer plus de déchets », ajoute-t-il.
Processus et consignes
Le compostage communautaire nécessite un travail d’entretien. M. Montenegro décrit que les matières fraîchement déposées sont concassées jusqu’à former une poudre. Elles sont ensuite transférées au bac destiné au compost en maturation pour y rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Cela varie en fonction de facteurs tels que l’humidité, la température et la matière elle-même, souligne l’employé à la MEV. « Il y a des matières qui se dégradent plus rapidement, plus lentement. Alors, ça dépend. »
Pendant ce temps, à l’intérieur du bac, des micro-organismes travaillent à dégrader et à transformer la matière, rapporte M. Montenegro. Enfin, la masse est tamisée pour séparer les morceaux plus grands des morceaux plus petits. Ces derniers sont transférés au troisième bac, prêts à être utilisés. Le reste retourne dans le deuxième bac pour se dégrader davantage, dit-il.
Selon le site Web de la MEV, un compost optimal est composé à 50 % de matières humides et à 50 % de matières sèches. Les utilisatrices et utilisateurs des composteurs communautaires sont priés d’accompagner leurs résidus alimentaires de matières sèches comme du papier brun, des feuilles mortes, de la paille ou des copeaux de bois coupés en petits morceaux, lit-on sur le site Web.
Parmi les résidus alimentaires acceptés, on compte ceux des fruits et légumes, de pain, de pâtes, de riz, de café et de thé, ainsi que les coquilles d’œuf. En revanche, la MEV refuse les résidus de poisson, de viande ou de poulet, les huiles, les produits laitiers, les excréments et litières d’animaux, les mauvaises herbes et les sacs en plastique, même compostables.
De l’intérêt pour les composteurs communautaires à LaSalle et à Lachine
Cette option de compostage communautaire n’existe pas encore à LaSalle, à Lachine ni dans Le Sud-Ouest. Selon le site Web de la Ville de Montréal, Ville-Marie est le seul autre arrondissement montréalais à offrir cette possibilité.
Isaac Doughty, coordonnateur de l’éco-quartier LaSalle, est très favorable à l’idée de mettre en place des composteurs communautaires, à condition qu’il y ait une bonne stratégie d’entretien et que la participation citoyenne soit au rendez-vous. Selon lui, cela permettrait que les citoyens et citoyennes se rencontrent entre voisins pour apprendre les gestes écologiques les uns des autres.
M. Doughty avance aussi que le compostage communautaire proposerait une option aux gens qui vivent dans des immeubles où il n’y a qu’une chute et qui veulent composter leur matières organiques.
Questionnée sur le sujet, la coordonnatrice de l’éco-quartier Lachine, Femke Bergsma, affirme qu’elle n’avait jamais entendu parler d’une telle idée. Favorable à cette initiative et abondant dans le même sens que M. Montenegro, elle soutient que cela permettrait de réduire les impacts négatifs liés au transport.
La photo de couverture a été prise par Théo Bou Eid le 17 juin 2026.
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