Une zone clôturée par Hydro-Québec au parc des Rapides de LaSalle (septembre 2025). Crédit photo : Karine Joly
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Clôtures au parc des Rapides à LaSalle : un affaissement en cause, pas encore de calendrier pour les travaux

Hydro-Québec a installé des clôtures pour empêcher la circulation sur un passage piétonnier au parc des Rapides à LaSalle dans la semaine du 11 août dernier. La mesure a été prise suite à un affaissement constaté le 3 juin dernier, selon la société d’État, qui n’a pas pu indiquer à Nouvelles d’Ici la durée des travaux.

Interrogé par Nouvelles d’Ici, Francis Boucher, conseiller – Affaires régionales – Montréal, Laval et Communauté métropolitaine chez Hydro-Québec, a indiqué, dans un courriel, qu’il n’était pas encore possible de présenter un calendrier de réalisation pour les travaux, mais que la société d’État allait se « pencher sur l’enjeu prochainement ».

Une pancarte interdisant la circulation dans une zone clôturée par Hydro-Québec au parc des Rapides de LaSalle (septembre 2025). Crédit photo : Karine Joly
Une pancarte interdisant la circulation dans une zone clôturée par Hydro-Québec au parc des Rapides de LaSalle (septembre 2025). Crédit photo : Karine Joly

En attendant, les clôtures installées vont demeurer en place dans cette section au bord du fleuve : « Cette mesure préventive vise à assurer la sécurité des visiteurs. La majorité du site demeure accessible, et des panneaux d’information seront installés sur place pour guider le public. »

Peu de temps après que l’affaissement initial a été observé, Hydro-Québec a réparé le trou, le 5 juin dernier. Mais, il a fallu revenir en août pour installer les clôtures, après avoir constaté que la structure était moins sécuritaire qu’ils le croyaient, selon Jason Di Fiore, directeur général d’Héritage Laurentien, l’organisme qui s’occupe de la gestion écologique du parc.

Techniquement, la section maintenant clôturée ne fait pas partie du parc des Rapides. L’affaissement est survenu sur le site de l’ancien barrage hydraulique, qui forme aujourd’hui un passage piétonnier et véhiculaire au sud-ouest de l’entrée principale du parc.

Autrefois, les personnes visitant les rapides pouvaient entrer en passant par ce passage, mais cette entrée a été cadenassée il y a « plus de dix ans », selon M. Di Fiore. Jusqu’au mois d’août, il était encore possible de se promener sur l’ancien barrage.

Une carte des clôtures installées fournie par Hydro-Québec et utilisant Google Maps. La ligne rouge au sud est l'entrée qui a été cadenassée il y a plusieurs années. Le rectangle représente les nouvelles clôtures. Crédit photo : Hydro-Québec
Une carte des clôtures installées fournie par Hydro-Québec et utilisant Google Maps. La ligne rouge au sud est l’entrée qui a été cadenassée il y a plusieurs années. Le rectangle représente les nouvelles clôtures. Crédit photo : Hydro-Québec

Selon M. Di Fiore, il y aurait eu une intervention d’urgence sur le site au début du mois de juin et plusieurs véhicules s’y seraient alors stationnés « juste en avant de l’entrée du barrage ».

« Quelques jours après, il y a eu un [affaissement] de la structure », explique-t-il.

Interrogé sur cette intervention d’urgence, M. Boucher n’a pas fourni de détails, mais a présenté l’explication qui lui semblait « la plus plausible » sur l’origine de l’affaissement :

« Lors du démantèlement de l’ancienne centrale, les conduits qui servaient à contrôler le débit d’eau ont été bouchés avec de gros blocs de béton, a-t-il expliqué. Ces blocs laissent parfois des espaces vides entre eux. Avec le temps, les infiltrations d’eau et le passage de véhicules lourds, ces vides peuvent se transformer en affaissements visibles en surface. »

Quel impact pour Héritage Laurentien ?

Selon M. Di Fiore, l’installation des clôtures n’affecte pas les citoyens et citoyennes qui peuvent emprunter un autre chemin, mais a un impact « mineur » sur les activités d’Héritage Laurentien.

L’organisme détient des clés pour pouvoir accéder au parc des Rapides via l’entrée cadenassée située sur l’ancien barrage hydraulique. Depuis le mois d’août, avec la fermeture à la circulation de cette voie, Héritage Laurentien doit emprunter l’entrée principale, qui peut être achalandée.

Le parc est fréquenté par environ 20 000 personnes par semaine en été et 10 000 en automne, selon M. Di Fiore.

« Ça complique nos allées et venues pour entrer et sortir du parc, dit-il. Mais ça se limite là. »

Un parc géré à plusieurs

Le parc des Rapides est géré par le service des grands parcs de la Ville centre, en collaboration avec l’arrondissement de LaSalle qui a confié à Héritage Laurentien son mandat d’entretien écologique du site.

Mais Marc-Antoine Bélanger, relationniste à la Direction des affaires publiques et du protocole de la Ville de Montréal, rappelle que Hydro-Québec est le propriétaire d’une partie du site, notamment du barrage.

« Pour cette zone, la Ville de Montréal et Hydro-Québec sont liées par un bail dans lequel la Ville de Montréal est locataire et Hydro-Québec, locateur, a-t-il expliqué par courriel. [L]es deux organisations collaborent quant aux usages des espaces ».


Le parc des Rapides est situé sur l’ancien site d’une centrale hydroélectrique, exploitée par la compagnie Lachine Rapids Hydraulic & Land Co. jusqu’en 1931, selon le site web d’Héritage Laurentien.

La photo en haut de cet article de la zone clôturée a été prise en septembre 2025 par Karine Joly.


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Jasper Bleho-Levacher, Initiative de journalisme local
Originaire des Laurentides et maintenant résident de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Jasper est un récent diplômé du programme de journalisme à l’Université Concordia, où il a aussi étudié l’anthropologie. Il a notamment écrit pour Global News ainsi que pour la section francophone du journal étudiant The Concordian. Lorsqu’il ne fait pas de journalisme, Jasper aime faire du backpacking ou apprendre des langues étrangères. Il est fier de travailler pour Nouvelles d’Ici et dans le sud-ouest de l’île de Montréal.