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Des Caraïbes au Québec, une Lachinoise fait sa place en musique

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La Lachinoise Jayleen Mc Carty a roulé sa bosse à Saint-Martin, en Guadeloupe et en France, mais c’est vraiment à Montréal, au Québec, qu’elle se sent le mieux et a eu les meilleures opportunités professionnelles. Elle vient ainsi de lancer un nouveau simple (single), Toute la night.

« Il parle de mon arrivée ici, de mon état d’esprit, le fait d’avoir terminé une année qui a été difficile avec la COVID-19. Cela parle aussi de recommencer à zéro dans un nouveau pays, avec tous les défis que ça implique. On fait table rase du passé et on recommence », affirme Jayleen Mc Carty.

Allant généralement, dans la soul, le hip-hop et le funk, l’artiste a voulu produire un nouveau son, plus près de la pop.

Un long parcours, parfois semé d’embûches

Pochette d'album
Pochette du simple – crédit photo: Rich Photography Studios

Jayleen Mc Carty a commencé à chanter dans une chorale dès l’âge de 8 ans, pour « m’aider à m’ouvrir, car je suis très timide, réservée. La musique est pour moi un moyen de communiquer avec les autres, de faire passer un message. »

Vers l’âge de 15 ans, elle est montée sur scène pour la première fois, avec des groupes. En 2014, elle a créé un collectif, un « girl’s band », avec des membres de sa famille qui alliait le chant et la danse qui a duré quelques temps.

Elle a par la suite participé à plusieurs projets en solo, en duo et en orchestre avant de lancer son premier mini-album (EP), sous son ancien nom d’artiste V’nuss, rassemblant plusieurs styles de musique, à l’image de son pays d’origine. Elle a aussi collaboré en France avec un autre groupe folk et blues qui venait de Saint-Martin en 2017.

Suivant des propositions du public, elle a choisi d’aller vers la soul et de prendre un nouveau nom d’artiste : Jayleen Mc Carty, un clin d’œil à son fils Jayden, au nom de famille de sa mère et Mc, pour l’évocation au rap. Elle sort donc son premier EP sous cette nouvelle identité durant la pandémie, Mind, Body and Soul et rencontre alors le musicien Guy Brière qui venait de lancer sa maison de disques et cherchait des artistes internationales.

« J’ai un timbre particulier, je fais de la soul épicée, je touche à tout. Je ne suis pas une rappeuse, mais je touche à tout. J’adore l’urbain, j’ai grandi avec ça, mais ce n’est pas quelque chose que je pourrais toujours faire », décrit-elle.

S’installer dans sa nouvelle terre d’accueil

Née sur l’île de Saint-Martin, Jayleen Mc Carty a grandi en Guadeloupe jusqu’à ses 15 ans. Elle retourne ensuite dans sa terre natale où elle participe à ses premiers concours et festivals pour repartir en France afin de terminer ses études secondaires.

« J’ai une ouverture culturelle qui est énorme. Ma sœur est hollandaise, je suis française. Ma mère est anglophone, mon père francophone. Sur l’île de Saint-Martin, 80 nationalités se côtoient. Du côté musical, je ne me mets pas dans une boîte », fait-elle remarquer.

Elle a fait une longue pause avant de revenir dans le milieu en 2014, grâce à son agent Grégory Gouard de Dev’Art Promo qui a cru en elle.

« Le Québec a une place spéciale pour moi. En un an et demi, j’ai fait un réel bond par rapport à ma carrière musicale. J’ai participé à La Voix. Là, j’ai des opportunités cet été. Tout mon parcours avant m’a préparé à tout ça », affirme-t-elle.

Depuis son arrivée à Lachine, elle a gagné de l’assurance et de la sagesse. Mais surtout, elle souligne la bienveillance du public et du milieu artistique québécois.

Tout au long de sa carrière, on lui a souvent suggéré de ne faire qu’un seul style et d’avoir une image plus lisse « pour faire plaisir aux gens ». 

« Être artiste, c’est justement offrir quelque chose de différent. Selon ce que tu proposes au public, il te suivra, peu importe. Si je propose un style éclectique, ils savent que Jayleen, c’est ça son univers. Je fais ce que j’aime et j’amène les gens vers cette ouverture d’esprit », analyse Mme Mc Carty.

« L’intégration s’est faite plus facilement qu’on anticipait. On avait déjà des contacts sur place, mais je n’arrivais pas en tant que conquérante. Je voulais apprendre à connaître les Québécois, à connaître la culture et à m’enrichir de cette culture. Le métissage enrichit », conclut-elle.

Jayleen Mc Carty au festival Dame festive de Lachine en mai

Elle est actuellement étudiante en décoration d’intérieur et présentation visuelle au Centre de formation professionnelle de Lachine.

En mai, elle performera durant Dame festive à Lachine. D’autres spectacles devraient s’ajouter bientôt. Elle est aussi en préparation de ses deux prochains simples et vidéoclips ainsi que de deux chansons inédites pour les auditions du festival AfroMonde sans oublier un mini-album, également dans les cartons.

La photo en haut de cet article a été prise par Carl Sincennes en avril 2024.


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Carl Sincennes, Initiative de journalisme local
En tant que journaliste, Carl couvre les affaires municipales et civiques pour Nouvelles d’Ici dans le cadre de l’Initiative de journalisme local. Il couvre l'actualité du sud-ouest de Montréal depuis 2019. Après avoir fait ses classes dans plusieurs stations régionales de Radio-Canada au pays, il a été journaliste pour le Messager LaSalle (devenu Métro LaSalle, durant son passage) et la radio CKVL, avant de rejoindre Nouvelles d’Ici. Carl a un baccalauréat en journalisme de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Intégrer l’équipe de Nouvelles d’Ici était donc pour lui la suite naturelle des choses.