Des personnes sont en train de peindre.
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L’art pour soutenir les personnes proches-aidantes du Grand Sud-Ouest

Afin de soutenir les personnes proches-aidantes, il y a évidemment les traditionnelles séances de soutien en groupe ou individuel. Mais il existe également des séances d’art-thérapie et de musicothérapie offertes par des professionnelles dans Le Sud-Ouest, Verdun, LaSalle, Lachine et Dorval.

L’atelier de musique et bien-être et celui d’art-thérapie sont encadrés par des thérapeutes et visent avant tout à soutenir les personnes proches-aidantes (peu importe leur situation ou celles des proches) plutôt que de simplement leur offrir un loisir.

« On cherche à creuser dans le vécu émotif, dans la détresse émotionnelle. On cherche à mettre de l’avant des capacités et à aborder une problématique en proche-aidance donc, c’est impératif que ce soit donné par une personne certifiée », avance Jiri Snitil, directeur général du Groupe des Aidants du Sud-Ouest (GASO).

Toutes les activités sont gratuites, mais il faut devenir membre du GASO, pour seulement 10 $ par année, pour y participer. Il faut simplement être une personne proche-aidante. La personne aidée doit cependant être majeure. Avant de pouvoir participer à un groupe, il faut passer par une entrevue de présélection afin de s’assurer que cela convienne à la personne.

Une thérapie par la musique

Depuis plus de 5 ans, le GASO offre donc des ateliers en ligne, ouverts, intitulés Musique et bien-être.

« Ce n’est pas toutes les personnes qui sont en mesure d’exprimer leurs émotions à l’oral, de rationaliser le ressenti. L’objectif, c’est d’offrir un autre moyen un peu plus alternatif pour accéder au véhicule émotif et de l’extérioriser à travers ce médium-là », explique Jiri Snitil, en ajoutant que ce n’est pas de la musicothérapie traditionnelle, comme c’était le cas au début.

Depuis la pandémie de COVID-19, l’activité se fait exclusivement en ligne, une modalité appréciée. Il est plus difficile pour certains membres de se déplacer, puisqu’ils s’occupent de leurs proches à la maison. Elle accueille également les personnes post-aidantes.

Contrairement à la musicothérapie en présentiel pour jouer des instruments, les séances en ligne invitent plutôt à l’écoute et au partage de la musique. Le groupe est aussi sollicité pour composer des chansons et des poèmes en écriture libre. C’était le cas lors d’une séance tenue le 8 janvier, à laquelle Nouvelles d’Ici a assisté et qui avait pour thème : la lenteur.

Séance de musique et bien-être

Les séances débutent par une ouverture musicale, suivie d’un tour de table, d’une activité musicale et de la clôture. Lors de la séance du 8 janvier, les participantes et participants se sont, entre autres, adonnés à la pratique du Qi Gong, gymnastique chinoise à exercices simples de méditation et de respiration. Les membres ont aussi pratiqué l’écriture automatique, qui consiste à écrire dans un état de transe. La séance s’est terminée par la création d’un chant collectif, à la manière d’un mantra.

« Formidable » et « bénéfique », ce sont quelques-uns des mots qui ont été prononcés spontanément à la fin de ladite séance. « On brise l’isolement, on permet un moment de répit. La musique vient chercher un vécu émotif qui est différent. Les gens qui ont des attachements à la musique, ils vivent beaucoup d’émotions », dit M. Snitil.

Les séances ont lieu deux fois par mois, toute l’année. La prochaine séance, ouverte à tous les membres du GASO, aura lieu le 22 janvier à 13h.

Une thérapie par les arts plastiques

Si les séances de musicothérapie du GASO ont lieu à distance, celles d’art-thérapie ont lieu en présentiel dans les locaux du GASO à LaSalle, depuis une dizaine d’années. Auparavant, sous le modèle de la « ruche d’arts », où les personnes pouvaient simplement prendre le matériel et créer, il y a maintenant un programme de sept séances fermées.

Durant toutes les séances, chaque membre amène un carnet de croquis qui sera personnalisé et où les créations seront ajoutées. L’atelier accueille également les personnes post-aidantes.

« L’objectif, c’est d’utiliser les arts plastiques comme médium pour extérioriser le vécu. On parle de faire ressortir ce qui n’est pas facile à nommer, ce qui n’est pas facile à rationaliser, à travers l’expression artistique. C’est un processus très méticuleux qui prend un accompagnement particulier pour aider les gens à pouvoir mettre sur la table ce qu’ils vivent à l’intérieur », relate M. Snitil.

Selon lui, les personnes peuvent y développer des outils qu’elles peuvent réutiliser chez elles, puisque cela ne requiert aucune expérience préalable.

« Ça permet de créer quelque chose de tangible. C’est vraiment inspirant pour beaucoup de gens et ils peuvent garder trace de ces créations-là », analyse-t-il.

La séance d’hiver est déjà commencée et se termine le 31 mars.

Les photos dans cet article ont été fournies par le GASO.


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Carl Sincennes, Initiative de journalisme local
En tant que journaliste, Carl couvre les affaires municipales et civiques pour Nouvelles d’Ici dans le cadre de l’Initiative de journalisme local. Il couvre l'actualité du sud-ouest de Montréal depuis 2019. Après avoir fait ses classes dans plusieurs stations régionales de Radio-Canada au pays, il a été journaliste pour le Messager LaSalle (devenu Métro LaSalle, durant son passage) et la radio CKVL, avant de rejoindre Nouvelles d’Ici. Carl a un baccalauréat en journalisme de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Intégrer l’équipe de Nouvelles d’Ici était donc pour lui la suite naturelle des choses.