Un abribus à LaSalle en hiver (12 novembre 2025). Crédit photo : Jasper Bleho-Levacher
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À LaSalle, l’impact de la grève à la STM est amoindri par le recours à la voiture

Le 1er novembre dernier, les 2400 employés et employées des services d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont amorcé une grève, prévue pour durer un mois, qui s’est finalement poursuivie jusqu’au 12 novembre. Nouvelles d’Ici a voulu connaître l’impact de cette grève sur les citoyens et citoyennes de chacun des arrondissements du sud-ouest de Montréal.

Les 4500 chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et agents de station ont eux aussi débrayé le 1er novembre, et devraient le faire encore les 15 et 16 novembre prochains. Aucun service n’est prévu.

Lors de la grève des employés d’entretien, le service était limité aux heures de pointe.

À LaSalle, Nouvelles d’Ici a d’abord rencontré Dominique et Lynne, qui marchaient ensemble.

Dominique avait un rendez-vous dans un hôpital le 13 novembre, le lendemain de la reprise du service. Avant l’annonce de la suspension de la grève, elle prévoyait de demander à quelqu’un de la conduire. Mis à part ce rendez-vous, elle ne prend pas souvent le transport en commun, parce qu’elle préfère aller en banlieue lorsqu’elle veut aller au restaurant, par exemple. Dans ces cas-là, elle prend sa voiture.

Dominique a un fils qui étudie à l’université et elle confie que la grève l’avait « incommodé ». Certains de ses cours avaient pu se tenir à distance.

Lynne, elle, prend les transports collectifs plus souvent, mais vu qu’elle est à la retraite, elle avait « pu s’en passer » lors de la grève des employés et employées d’entretien. Son mari avait cependant dû prendre sa voiture pour aller à un rendez-vous médical dans le nord de l’île de Montréal.

Marie-Eve Tremblay était en train de déneiger sa voiture lorsque Nouvelles d’Ici lui a parlé. En raison de son véhicule, l’impact de la grève a été limité à sa vie sociale. Elle explique qu’elle « envisage » parfois de prendre les transports en commun lorsqu’elle sort le soir avec des amis, surtout lorsqu’elle prévoit de prendre un verre.

Malgré l’annonce de la suspension de la grève des travailleurs et travailleuses d’entretien, Mme Tremblay ne croit pas que c’est la fin des grèves à la STM.

« C’est comme des montagnes russes. Ça arrête, ça recommence […]. Tu sais, on ne sait pas. »

Le LaSallois Jean-Michel explique que la grève n’a pas eu d’impact sur lui, puisqu’il est resté dans son arrondissement. Il n’utilise les transports collectifs qu’« à l’occasion ».

Pour celui qui se décrit comme « syndicaliste », « le problème » n’est pas les travailleurs et travailleuses en grève, mais plutôt « le manque de financement dans les transports en commun ».

Certaines personnes interviewées pour cet article ont préféré que Nouvelles d’Ici n’utilise pas leur nom de famille.

La photo en haut de cet article a été prise le 12 novembre 2025 par Jasper Bleho-Levacher.


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Jasper Bleho-Levacher, Initiative de journalisme local
Originaire des Laurentides et maintenant résident de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Jasper est un récent diplômé du programme de journalisme à l’Université Concordia, où il a aussi étudié l’anthropologie. Il a notamment écrit pour Global News ainsi que pour la section francophone du journal étudiant The Concordian. Lorsqu’il ne fait pas de journalisme, Jasper aime faire du backpacking ou apprendre des langues étrangères. Il est fier de travailler pour Nouvelles d’Ici et dans le sud-ouest de l’île de Montréal.