Le 2 juillet dernier marquait le lancement de la 23e édition de la Coopérative jeunesse de services (CJS) de LaSalle. Pour la trentaine de jeunes âgés entre 12 et 17 ans qui forment le corps de travail de l’organisation, l’été s’annonce ardu, mais prometteur.
Les jeunes répondent présent
L’été, c’est la saison des plages et des journées ensoleillées. Pour les jeunes, c’est le temps de la liberté, une échappatoire à l’incessante routine scolaire. Cependant, ce n’est pas vers les parcs et les piscines que se tournent les membres de la CJS.
Pour eux, la saison estivale est celle du labeur. La coopérative, mariant camp de jour et emploi, leur donne une chance de faire quelque chose de leurs deux mois de répit et d’empocher un chèque de paye.

Le modèle de la CJS est simple. « On prend 30 jeunes et on se lance en entrepreneuriat pendant l’été », explique Valerius Joly*, l’un des quatre animateurs qui soutiennent le projet. Créée et gérée par des jeunes LaSallois et LaSalloises, la coopérative s’occupe de tout genre de petits travaux, du nettoyage de fenêtres à la construction d’un chemin de dalles de pierre, en passant par l’emballage à l’épicerie et la tonte de pelouse. Ses activités s’étendent de juillet jusqu’à la mi-août.
Cependant, la mission de la CJS ne s’arrête pas aux travaux manuels. Un projet éducatif, elle « vise aussi à ce que les jeunes puissent s’amuser », souligne M. Joly. Dans cette lignée, des activités sont organisées lorsque les contrats se font rares, dont une sortie à La Ronde à la fin de l’été.
Élu président de la coopérative cette année, Akim, 16 ans, confirme que ce but est atteint. Ayant travaillé à la CJS l’an dernier, il confie que le bonheur d’aider ses concitoyens et la paye qui y est associée sont deux éléments qui l’ont convaincu de revenir. « Ça m’a vraiment donné envie de travailler encore [à la CJS] », explique-t-il.
Gagnant-gagnant
Selon M. Joly, les raisons de faire appel aux jeunes de la CJS sont multiples. Leur accorder un contrat permet « d’encourager la jeunesse tout en accédant à des prix beaucoup plus bas », affirme l’animateur. D’après lui, la facture de la coopérative est en moyenne inférieure de 50 % par rapport à celle du plus bas compétiteur. « La qualité n’est pas à 50 % », rassure-t-il.
L’été est donc bien rempli pour les jeunes de la CJS. Après avoir réussi à amasser 11 500 $ l’an passé, une somme record, ils espèrent faire encore mieux cette année. L’objectif : 15 000 $. Pour Akim et ses collègues, la saison estivale aura donc son lot de défis, mais ils ne reculent devant rien. Leur souhait ? « Avoir le plus de contrats possible », affirme Akim.
Pour faire appel à la Coopérative jeunesse de services, il est possible de la contacter par courriel au cjs@destinationtravail.org ou par téléphone au (438) 223-7649.
Des démarches sont aussi entreprises pour organiser une CJS hivernale, quoique rien ne soit confirmé au moment où ces lignes sont écrites. Restez à l’affût !
*Cet article a été édité par Théo Bou Eid en raison du lien de parenté entre Valerius Joly et la rédactrice en chef de Nouvelles d’Ici, Karine Joly.
La photo de couverture des jeunes de la CJS lors du lancement de la 23e édition a été prise par Karim Moore le 2 juillet 2026.
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