Éducation Partenaires

[Partenaires d’Ici] Julie Roberge et la dynamique de la motivation des étudiant.e.s

Un commentaire dans un document Word. Un point d’interrogation écrit à l’encre rouge dans la marge. Des félicitations. Les enseignant.e.s ont toutes et tous leurs habitudes de correction des travaux. Mais comment les étudiant.e.s du collégial accueillent-ils ou elles ces commentaires et corrections ? Comment peuvent-ils ou elles s’en servir pour favoriser leur apprentissage ? Julie Roberge, enseignante de français et chercheuse au Cégep André-Laurendeau, s’intéresse à la question tôt dans sa carrière.

Et si l’on corrigeait à l’oral !

Déjà au début des années 1990, l’enseignante constatait que souvent, les étudiant.e.s au secondaire ne savaient pas quoi faire avec les commentaires formulés sur les copies corrigées. C’est alors qu’elle a décidé d’expérimenter la correction sous forme orale enregistrée, un concept novateur à l’époque. « Comme je parlais toute seule dans ma cuisine, j’ai décidé de m’enregistrer ! La transmission des commentaires se fait mieux, c’est plus facile. »  Partant de cette intuition, elle a souhaité documenter le tout de façon officielle afin de « modéliser l’acte de corriger », notamment par une thèse de doctorat terminée en 2001. Elle a publié ensuite un livre portant sur la correction, en 2005, puis a entrepris divers projets de recherche. Un autre livre paraîtra d’ailleurs en 2026 sur la correction bienveillante et la maturité d’apprentissage, un autre de ses sujets de prédilection.

La motivation scolaire au collégial

Julie s’est également tournée vers la motivation scolaire au collégial. Elle a ainsi collaboré à des projets de recherche, notamment avec la faculté de Sciences de l’éducation de l’UQAM sur la motivation des étudiant.e.s à leur premier cours de français. Sur le même sujet, elle a travaillé récemment avec un département diamétralement opposé au sien, celui de Technologie du génie physique du Cégep André-Laurendeau. Avec les enseignants du programme, David Beaulieu et Richard Milette qui ont développé des stations météorologiques, les recherches traitaient de la motivation des étudiant.e.s à participer à une séquence d’activités pédagogiques et périscolaires dans un contexte de problème de société important, les changements climatiques.

Selon la chercheuse, lorsque les étudiants évoquent les activités réalisées en lien avec la station météorologique, ce sont les expériences vécues sur le terrain, hors de l’ordinaire, qui étaient les plus significatives. « On est souvent surpris par ce qu’ils disent ! », souligne-t-elle, en se remémorant un séjour de camping au Mont-Mégantic où les anecdotes de vie en groupe ont marqué étudiant.e.s et enseignants-accompagnateurs. D’autre part, l’éclipse solaire du 8 avril 2024 a été aussi une occasion à saisir pour motiver les étudiant.e.s puisque ce phénomène naturel, attendu de toutes et tous, suscitait déjà beaucoup d’enthousiasme et de curiosité dans la communauté du cégep André-Laurendeau !

Un cœur de chercheuse

Julie Roberge ne tarit pas d’éloges sur les étudiant.e.s au collégial, souvent au cœur de ses projets en tant qu’assistant.e.s de recherche, un emploi valorisant pour ceux qui ont la chance d’y prendre part. Les deux assistantes de recherche d’un autre projet financé par le Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) ont d’ailleurs eu la chance d’accompagner Julie au congrès de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) au Collège Montmorency (Laval) en 2022, un moment très émouvant qui a rempli l’enseignante de fierté. Pour les assistantes, c’était une porte ouverte sur le développement de compétences qu’on ne retrouve pas nécessairement en classe.

Julie Roberge ne tarit pas d’éloges sur les étudiant.e.s au collégial, souvent au cœur de ses projets en tant qu’assistant.e.s de recherche, un emploi valorisant pour ceux qui ont la chance d’y prendre part. Les deux assistantes de recherche d’un autre projet financé par le Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) ont d’ailleurs eu la chance d’accompagner Julie au congrès de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) au Collège Montmorency (Laval) en 2022, un moment très émouvant qui a rempli l’enseignante de fierté. Pour les assistantes, c’était une porte ouverte sur le développement de compétences qu’on ne retrouve pas nécessairement en classe.

Cette publication Partenaires d’Ici a été rédigée en partenariat avec le bureau de la Recherche et de l’Innovation et le service des communications du Cégep André-Laurendeau.

Les photos illustrant cette chronique ont été fournies par le Cégep André-Laurendeau.

Partenaire d'Ici: Cégep André-Laurendeau
Réputé pour sa qualité de vie et d’enseignement, le Cégep André-Laurendeau offre 25 programmes et profils d’études et dans divers pôles d’excellence, dont la gestion, les sciences et la technologie, les sciences humaines, les arts, les lettres et les communications. À cette offre s'ajoutent les nombreux programmes crédités et les cours de perfectionnement de la Formation continue. Le Cégep André-Laurendeau, c’est aussi une expérience unique pour sa vie sur le campus avec son centre sportif, sa salle de spectacle et ses activités socioculturelles.  Créé en 1968, le Cégep André-Laurendeau est un établissement d’enseignement supérieur public et francophone qui accueille près de 4000 étudiants. Il comporte deux centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT): InnovLOG, spécialisé en logistique et Optech, un centre spécialisé en optique et en photonique. Depuis 1991, le Cégep fait partie du réseau du Baccalauréat international (IB). 
https://www.claurendeau.qc.ca/