Quand la passion de l’éducation et de la formation s’unissent au service des tout-petits
« Ce n’est pas juste d’aimer les enfants. Être éducateur ou éducatrice, c’est de voir le rôle qu’on joue dans la société comme quelque chose de beaucoup plus grand », explique Joanie Fournier, enseignante en Techniques d’éducation à l’enfance et directrice générale de La Mère Schtroumph.
Depuis plus de dix ans, elle forme la relève tout en restant sur le terrain. Pour elle, la clé d’une éducation de qualité passe par la compétence, l’observation et le cœur.
Un métier porteur de sens
Souvent perçu à tort comme un simple rôle de gardien.ne, le métier d’éducateur.trice à l’enfance est en réalité une mission d’accompagnement du développement humain.
« On façonne les valeurs de l’avenir. C’est une responsabilité immense, parce que sans éducateur.trice ni enseignant.e.s, il n’y aurait pas de médecins, pas de pompiers, pas de citoyen.ne.s épanoui.e.s. », poursuit Joanie Fournier.
Chaque geste posé dans un service éducatif contribue à construire la société de demain. Exemple fictif : Léa, éducatrice en CPE, aide un enfant à gérer ses émotions à travers des jeux symboliques. En quelques semaines, il apprend à dire « je suis fâché » plutôt que de frapper. Une petite victoire qui illustre la portée éducative du métier.
« On parle souvent d’approche écologique, mais moi, je parle d’empreinte éducative, affirme Joanie Fournier. Un bon éducateur laisse une trace, même chez un enfant trop jeune pour s’en souvenir. Ce qu’on sème en lui, les valeurs, la confiance, la curiosité, ça reste. » Cette conviction incarne toute la richesse du métier : façonner la société de demain, un sourire à la fois.
Grandir avec l’enfant
L’éducation à l’enfance, c’est aussi une question de valeurs : inclusion, respect, bienveillance et ouverture. « Souvent, on parle de patience ou d’empathie, mais la compétence la plus importante, c’est la capacité d’adaptation, insiste Joanie Fournier. Elle permet de transformer chaque routine en occasion d’apprentissage. »
Cette adaptabilité est essentielle dans un contexte où les réalités familiales, culturelles et sociales évoluent sans cesse et aussi pour aimer ce métier qui vous change profondément. « Ce sont les enfants qui me changent, confie Joanie Fournier. Ils m’aident à évoluer tous les jours. Ils me permettent d’arrêter le temps, de voir la beauté dans chaque petite chose de la vie. »Le travail éducatif transforme ceux qui le pratiquent. Exemple fictif : Marie, éducatrice en pouponnière, découvre pendant son attestation d’études collégiales qu’un simple regard, un mot bienveillant ou un silence attentif peuvent devenir des outils puissants d’accompagnement. En retour, les enfants lui apprennent la patience, la flexibilité et l’écoute du moment présent.
L’attestation d’études collégiales – Techniques d’éducation à l’enfance : un tremplin vers la vocation
L’AEC en Techniques d’éducation à l’enfance est destinée à former des professionnels capables de combiner soins, développement et pédagogie.
« La formation est indispensable, affirme Joanie Fournier. Une personne non formée peut s’occuper d’un groupe, mais elle ne saura pas toujours pourquoi poser tel geste ni quel impact cela aura sur le développement de l’enfant. »
Les compétences visées sont variées :
- Considération du contexte de vie de l’enfant et de sa famille dans ses actions éducatives.
- Observation et soutien du développement de l’enfant ;
- Création de relations de confiance en contexte professionnel ;
- Planification d’actions éducatives ;
- Accompagnement des enfants à besoins particuliers ;
Une formation ancrée dans la réalité du terrain
Actualisée en 2024 pour mieux répondre aux réalités du marché du travail, l’AEC met l’accent sur l’apprentissage en milieu de travail. Les étudiant.e.s appliquent rapidement leurs acquis dans des services éducatifs.
« On envoie les étudiants sur le terrain très tôt, raconte Joanie Fournier. Ils réalisent vite que lire un livre sur la pédagogie, ce n’est pas suffisant pour gérer un groupe de huit enfants de deux ans ! » Exemple fictif : Youssef, étudiant en réorientation de carrière, découvre l’importance du jeu symbolique pour le langage. Inspiré par un cours sur le développement global, il crée une activité d’ « épicerie miniature » où les enfants apprennent à coopérer et à s’exprimer.
Reconnaissance et professionnalisation
« Quand on détient une formation, telle que l’AEC, on comprend mieux l’impact de nos gestes. On se sent compétent, outillé et reconnu », affirme Joanie Fournier.
Le programme contribue directement à la valorisation du métier en consolidant la qualité éducative dans les services éducatifs.
Les diplômés peuvent exercer dans divers contextes avec des enfants de 0 à 12 ans : CPE, garderies privées, milieux familiaux, haltes-garderies et services scolaires. Et l’enseignant.e demeure lucide sur le marché actuel de l’emploi « Accepter qu’une personne sur trois seulement soit formée, c’est inacceptable. La qualité éducative et le bien-être des enfants passent par la formation. »
Et pour celles et ceux qui souhaitent transformer le monde, l’AEC en Techniques d’éducation à l’enfance du Cégep André-Laurendeau est bien plus qu’une formation : c’est le début d’un engagement durable. En savoir plus sur le programme.
Cette publication Partenaires d’Ici a été rédigée par le Service des communications du Cégep André-Laurendeau.
Les photos illustrant cette chronique ont été fournies par le Cégep André-Laurendeau.
