Enseignant d’anglais langue seconde au Cégep André-Laurendeau, chercheur, consultant, et passionné d’innovation pédagogique, Brett Fischer fait partie des enseignants dont la curiosité et la créativité ont teinté le parcours.
Dès 2005, alors qu’il enseignait en Ontario, il organisait déjà des séjours d’un mois à l’international pour faire vivre à ses élèves une immersion éducative unique. Après avoir exploré 18 pays avec eux, il a constaté un manque flagrant d’information sur ce type d’expérience. « La plupart des recherches portaient sur les échanges universitaires de longue durée, explique-t-il. Ce n’était pas du tout adapté à la réalité de mes élèves ni à ce que je voulais leur faire vivre ».
En 2010, Brett bifurque vers le milieu collégial en rejoignant le Cégep André-Laurendeau. L’obtention de la permanence amène, paradoxalement, son lot de questionnements et d’incertitudes : comment enseigner pendant les 25 prochaines années sans perdre la flamme ? En quête de réponses, il explore la littérature scientifique. “Je ne voulais pas seulement m’établir dans mon milieu professionnel, je voulais continuer à y grandir”, explique Brett. L’idée d’amorcer un doctorat fait lentement son chemin. Sans expérience en recherche à ce moment-là, le processus d’admission est parsemé d’embûches. Finalement, la rencontre de Mindy Carter, professeure à la Faculté d’Éducation de l’Université McGill qui deviendra plus tard sa directrice de recherche, s’avère déterminante et il sera admis.
Au doctorat, Brett a cherché à comprendre comment les enseignants entretiennent créativité et passion au fil de leur carrière. Pour ce faire, il s’est intéressé au parcours professionnel de plusieurs enseignants d’exception. Ainsi, il a fait quatre constats : avoir une bonne connaissance de soi, cultiver une grande résilience pour surmonter les refus, savoir vendre ses idées, et développer sa confiance en sa créativité sont des clés pour maintenir l’étincelle dans une carrière en enseignement.

Des projets multiples
L’implication de Brett est variée. Il s’associe à Danielle Viens, une collègue enseignante d’anglais du Cégep du Vieux Montréal pour développer une recherche sur la pédagogie en séjour linguistique de courte durée. Ce qui les a amenés à concevoir un site web pour outiller, à leur tour, la prochaine génération d’enseignants intéressés à implanter ce type d’activité pédagogique dans leur milieu. En outre, il contribue à la rédaction des nouveaux devis pour les cours d’anglais et de français langue seconde au collégial. De plus, il cofonde le balado RASCALS’ Roundtable, mettant en lumière les enseignants d’anglais langue seconde en leur permettant de partager leurs bons coups. À ce jour, plus d’une douzaine d’épisodes sont disponibles.
Cette année, à un point culminant de sa carrière, Brett reçoit la prestigieuse mention d’honneur de l’Association Québécoise de Pédagogie Collégiale (AQPC), un prix permettant de souligner l’engagement pédagogique d’un enseignant par collège. Au Cégep André-Laurendeau, il se considère chanceux d’être entouré d’une équipe qui soutient et valorise l’innovation.Brett a-t-il un conseil à donner aux enseignants ? “Reconnecter avec leur passion”, “cultiver [leur] jardin”, ne pas avoir peur de réinventer leur pratique, puisque pour lui, la créativité est essentielle pour continuer à aimer ce que nous faisons.

Cette publication Partenaires d’Ici a été rédigée par le Service des communications du Cégep André-Laurendeau en collaboration avec le bureau de la Recherche et de l’Innovation.
Les photos illustrant cette chronique ont été fournies par le Cégep André-Laurendeau.
